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lundi 5 septembre 2011

Croiquisme


Avez-vous déjà entendu parler du croiquisme ?

Ça ne mange pas de pain et ça ne coûte rien. Pourtant, cela fait du bien... C’est un peu comme reculer pour mieux sauter... Prendre de la distance vis à vis de soi-même afin d’entrer dans le champs de vision de l’autre et inversement. Le « croiquisme » est une secte qui fait de son gourou, son seul adepte. Le « croiquisme » est individuel et indivisible sans être figé dans le temps. Il ne concerne qu’un seul individu. Le « croiquisme », pour vous, c’est Vous, pour moi, c’est Moi et personne d’autre... Le « croiquisme » ne prend pas de majuscule parce que nous sommes minuscules.

Concept du CROIQUE :

Le néologisme « croique » est évidemment l'acronyme des mots « croire » et « que ». Le fait de rassembler les deux mots en un seul permet de redéfinir le mot unique.

Se savoir « croique », c’est comprendre que chacun l’est !

Le « croiquisme » est à l’humanité, ce que le Credo est aux Chrétiens.

Le « croique » est un adjectif INVARIABLE à placer devant ses convictions spirituelles, fussent-elles surnaturelles ou matérialistes. Un « croique » peut tout aussi bien être musulman, catholique, juif, bouddhiste, panthéiste, déiste, hindouiste, athée, agnostique, créationniste, rationaliste, animiste... Religieux ou… Supporteur d'un club de foot, adorateur du body building, scientifique de renom, baratineur de pacotille, chauffeur de bus, sans papier ni domicile, riche ou imbécile... Victime, coupable et juge... Etre « croique » n’est pas un jugement de valeur, uniquement un état d’esprit inhérent à notre condition d’humain.

Il n'y a pas un dieu pour tous dans le concept du « croique », ni de dieu pour personne. Ce n’est pas une révélation. Chacun a son point de vue strict et personnel.

Nos certitudes sont le fruit d’un long cheminement conscient et inconscient, ce qui nous permet d’avoir une opinion. Opinion qui peut encore évoluer au bénéfice du futur, suivant une information qui ne nous est pas encore parvenue. Qui peut prétendre, sans jamais se tromper, de quoi sera fait demain ?

Le « croique » n’affirme pas que tout le monde peut changer d’avis, mais que tout le monde en a un et que personne qui vit aujourd’hui ne peut se targuer d’avoir l’expérience du mois, de l’année, de l’éternité ou pas ; qui arrive. Tout au plus, certains « croique » prétendent qu’ils peuvent le savoir.

Au lieu d’attiser le feu nos différences, il nous est loisible de s’y réchauffer autour de ce qui nous ressemble le plus, c’est à dire, notre « croiquisme ». Chacun de nous, peu importe le lieu de notre naissance, notre parcours, notre expérience, chacun de nous croyons que...

Les trois petits points de suspension n'étant que la suite de nos différences subtiles et personnelles. Différences précieuses qui cultivent le savoir universel.

Définition du « croiquisme » :


Ils ont cru, on croit, ils vont croire. Ils en étaient certains, nous le sommes et ils le seront.

Le concept du « croique » est un des dénominateurs commun entre tous les humains de tout âge.

Le concept du « croique » n’est pas une religion, mais un préliminaire souvent nécessaire aux questions spirituelles. Être un « croique conscient », c’est avoir des certitudes, mais concevoir qu’elles appartiennent au présent, que nul ne peut dire de quoi sera fait demain, que notre avis n’est que notre avis, qu’ils n’est jamais celui d’un autre, même s’il est fort semblable.

Le « croiquisme » est un trait d’union souhaitable afin que toutes relations et échanges sur les questions spirituelles s’orientent vers la construction plutôt que la destruction. C’est un pont cherchant à joindre les deux bouts de nos différences. Le « croiquisme » est un préliminaire qui relativise notre rapport à l’autre en le rendant équitable. Un raccourci, une formule de politesse qui voudrait dire : je pense ça, mais ça n'engage que moi !
Tout comme les préliminaires lors d’une relation sexuelle, le « croiquisme » peut transformer un moment fort pénible, en un instant délectable. Métamorphoser un acte bestial en volupté, un attentat en une conversation civilisée.


Mode d’emploi pour devenir un « croique conscient » (cc) :


Tout d’abord, être un « croique conscient » ou inconscient ne relève pas d’un ordre de grandeur, uniquement d’un état d’esprit. Être « croique conscient » ne confère aucun avantage et ne fait pas de nous quelqu’un de meilleur, mais rappelle que nous sommes unique par ce que nous croyons que... En conséquence, conscient ou inconscient, nous sommes avant tout des « croique ».

Pour devenir un « croique conscient », il suffit de le décider, d’écrire son « croique » sur une étiquette * et ensuite de la ranger quelque part. Pas besoin d’une tierce personne pour valider votre « croique ». Bien sûr, cela est facultatif, bien qu’il ne soit pas dénué de sens de poser cet acte.

On peut toujours ajouter une étiquette, afin d’affiner, de peaufiner, de changer complètement son « croique », mais il serait dommageable d’en retirer une car cela s’apparenterait à occulter notre passé. In fine, la dernière étiquette serait la seule à prendre en considération, puisque c’est la seule qui se trouve en harmonie avec la conviction qui nous habite encore.

L’ensemble de nos étiquettes ou notre étiquette sera représentatif de notre parcours spirituel.

Le fait de ranger son « croique » quelque part suggère la nécessité de mettre de côté, une fois qu’on y a répondu, les grandes questions sans réponses. Dans cet ordre d’idée, on pourra se concentrer vers le questionnement somme toute moins fondamental, mais tout aussi primordial pour le bien vivre ensemble.


* L’idée d’écrire son « croique » sur une étiquette est une recommandation symbolique. Cela suppose enlever un préjugé et écrire dessus ce qu’on a jugé. Concrètement une feuille, même virtuelle, fera parfaitement l’affaire.

Différence entre le concept du « croique » et la laïcité :


La laïcité, garante de la séparation de la raison étatique et des pouvoirs religieux, est là pour vérifier, en respectant la liberté de pensée, que chaque groupement religieux est bien à sa place et qu’il n’en sort pas. Ce qui est fort bien.

Le concept du « croique » ne s’occupe pas de la notion de groupe et reste seulement dans une sphère limitée à l’individu.

La laïcité et le « croiquisme » ont cependant un point commun. Ils sont tous les deux des préfixes d’une croyance ou d’une non croyance et pas une croyance ou une non croyance à part entière.

Explication du concept du « croiquisme » par un exemple littéraire :


Dans l’Iliade et l’Odyssée d’Homère, l’auteur décrit Hélène (la femme pour qui la guerre de Troie aura lieu) comme la plus belle égérie au monde. Elle n’est point grande ou petite, grosse ou mince, blonde ou brune ; elle est juste la plus belle femme au monde. Le lecteur se l’imagine à sa façon, selon sa représentation de la féminité parfaite. Cette plus belle femme au monde est donc différente pour chacun des lecteurs, mais pourtant, elle était unique pour l’auteur.

Il en va de même pour les questions spirituelles que l’on peut se poser. Dieu existe, dieu n’existe pas, la vie après la mort, le sens de notre vie ?

Dieu existe pour celui qui s’imagine qu’il existe et il n’existe pas pour celui qui s’imagine le contraire. Chacun a sa façon d’interpréter les éléments que l’on a à disposition. Même quand on adhère à un discours religieux en particulier, on ne fait jamais que de l’interpréter à notre façon, comment pourrait-il en être autrement. Il y a toujours des points communs qui nous relient, c’est la socialité des religions, mais il y a aussi toujours des sujets de dissensions, des petits points de détails qui marquent notre différence avec le discours initiale.

Vous trouverez un “questions réponses” sur http://croique.blogspot.com/ et je vous invite à poser d’autres questions dans l’espoir d’y trouver ensemble de nouvelles réponses. Le croiquisme ne m’appartient pas. C’est à moi, c’est à vous, c’est à nous d’en décider.

Expérience à réaliser pour que le concept devienne (ou pas) une théorie :

Prennez un prêtre, un imam, un rabbin, un gourou, un astrologue, un défenseur des siences occultes et son meilleur disciple. Demandez à l’homme qui prétend détenir la vérité et de la diffuser avec justesse de définir “dieu” ou son pendant en une phrase. Assurez-vous que son disciple partage totalement le point de vue de son maître à penser. Séparez les protagonistes et demandez-leur de définir en une phrase un mot clé de la définition de dieu. Choissisez un nouveau mot clé dans cette phrase et demandez leur de le définir en une phrase... Trois quatre définitions plus tard, on s’aperceverait qu’il y a une nuance manifeste entre ce que pense le gourou et ce que pense son disciple.  Nous pouvons donc supputer que la représentation de dieu ne peut être que personnelle, que si on appronfondi deux visions qui nous semblent similaires, elle finiront par se dissocier. On pourrait même envisager que deux personnes qui participent à la même manifestation pourrait se retrouver oppossé si l’on dévellopait la raison pour laquelle elles ont manifestés.

Conclusion :
Etre un « croique conscient », c’est se focaliser d’avantage sur le vivre ensemble en préservant nos convictions, plutôt que de fantasmer sur les avantages de nos affirmations... Que les représentants des diverses religions en prennent bonnes notes... Je croique je rêve...

vendredi 19 août 2011

Qui veut la paix en Israël ? Pas les religieux !



J’avais deux amis. Un musulman et un juif. Je les ai écoutés me parler d’Israël et de la Palestine. Ensuite, j’ai répété les propos qui me semblaient pertinents de la part du juif au musulman et vice versa. J’ai perdu deux amis. Pas trop grave vu que c’était sur facebook.

Cela fait longtemps que je voulais écrire un billet sur la politique israélienne ou plutôt sur l’influence néfaste de la religion dans ce conflit sans fin...

Attention sujet brulant ! Faut pas dire de connerie… Risque de lynchage… Vaudrait mieux ne rien dire du tout… C’est un peu comme dieu, cela nous dépasse.

Parler du problème israélo-palestinien, c’est un peu comme jouer au ping-pong contre le mur des lamentations... Rien à gagner...

Ecrire un billet... Encore un. Un de plus qui ne nous apprend rien de nouveau, qui ne fera changer personne d’avis. Sur le sujet, les points de vues sont de toute façon “arrêtés”, “cadenassés”.

A la poubelle l’article. Moi, au lieu de la ramener, je ferais mieux de poser un acte : embarquer sur la flottille. En route pour Gaza.  Je vous passe les démarches.  “Belgium to gaza” me propose une place, mais pas sur le bateau qu’il partage avec le Canada. Non, mon destroyer peace and love sera turque ou ne sera pas. Oui, c’est bien sûr un bateau turque qu’il y a eu neuf morts lors de la première “Flottille” ! Vu que je ne compte pas m’attaquer en justice pour diffamation, on peut le dire... Je n’ai pas eu les couilles d’y aller... L’actualité nous démontra par la suite, que vu la paranoïa ambiante, je ne serais de toute façon pas allé très loin...

On a pu lire beaucoup d’articles d’intellectuels qui tentent de décrédibiliser cette “Flottille”. 


Hitchens s’interroge ou plutôt interroge les « activistes » (comme il les appelle cyniquement) sur le Hamas… Uniquement sur le Hamas… Bien sûr, on pourrait dire que le Hamas… Et puis merde… Bien que je le pense, je n’ai pas envie de l’écrire, parce que j’ai cette insidieuse sensation que je suis obligé de m’affranchir… Moi qui voulais embarquer pour dénoncer la politique de colonisation qui dure depuis 40 ans, uniquement pour ça ! Regardez une carte, c’est pourtant clair ! Il n’y a manifestement pas lieu d’en causer. Un vielle histoire qui n’intéresse plus personne. Le problème est ailleurs, alors on cherche autre part.  Personnellement, si un connard venait me dire que la maison que je paye tous les mois lui appartient parce que c’est la volonté de dieu, je serais tenté de lui donner ma version de la multiplication des pains… Dans la gueule. Mais chuuut !  C’est le Hamas le sujet et évidemment, dans l ‘écho, c’est la dénonciation de ces horribles musulmans extrémistes que l’on entend. Je suis bien conscient que les dirigeants du Hamas souhaitent l’éradication d’Israël, que c’est inacceptable, mais les dirigeants israéliens ne souhaitent-ils pas la disparition du Hamas ? Bien que le Hamas a été élu démocratiquement, sous     l‘égide de l ‘ONU, le gouvernement israélien n’accepte même pas de « reconnaître » son adversaire. Peut-on signer un accord de paix sans interlocuteur ? 

Au fait, Israël souhaite-t-il la paix ?

Et bien si l’on se pose la question à la façon d’un juif orthodoxe (pour un juif, quand on veut dire que c’est un intégriste, on dit un orthodoxe, cela passe mieux) la réponse est clairement, non ! Ce n’est pas moi que le dis, mais la thora, par la bouche de Rrav Ron CHAYA. On y reviendra.

De leur temps, suivant la légende, Moïse, Jésus et Mohamed ont déclaré que la fin des temps était proche. A travers les époques, beaucoup d’autres ont tenté leur chance à la roulette de l’apocalypse… Sans grand résultat, nous sommes là pour nous en apercevoir. Qu’en est-il aujourd’hui ? Non… Et ben si ! Avec le franc maçon tireur fou en Norvège, le séisme nucléaire au Japon, les révolutions arabes, les indignés, la crise bancaire, les catastrophes au Brésil, en Haïti, avec les oiseaux qui se ramassent à la pelle et les poissons qui font bronzette à la surface de l’eau, ils sont nombreux à se pourlécher de tout ce désordre qui est de toute évidence, le signe de la venue du Messie…

C’est reparti pour un tour et c’est à celui qui va attraper la floche des nouveaux temps messianiques… Il y en a un sur le carrousel qui est certain de se la choper. Rrav Ron CHAYA a organisé et participé à environ 120 séminaires dans le monde entier, permettant à des milliers de jeunes et moins jeunes d’accéder aux profondeurs merveilleuses de la Thora grâce à une optique scientifique et rationnelle (dixit son site http://www.leava.fr/).

En suivant ses cours (via le net), je me suis aperçu (il serait difficile de faire autrement, l’autre solution étant d’y croire) que la situation actuelle d’Israël était … Très enviable… Voir souhaitée depuis longtemps !

Comment oser écrire une connerie aussi énorme. Je cherche les procès, à créer le buzz ? On reste calme, je ne me réfère qu’à la thora et plus précisément à ses prophéties.

Pourquoi un juif non relativiste ne veut-il pas de la paix ? Parce que c’est du chaos, de la fin du monde, de l’apocalypse que viendra leur Machiah (messie). En terre sainte, plus proche ils sont d’une guerre totale et plus cela aura le reflet de la fin du monde… Mister Rrav Ron CHAYA et ses disciples voudraient pouvoir s’y mirer… Il n’y a pas de fiel dans ma bouche, d’ailleurs, je vais la fermer et lui laisser la parole :

Rrav Ron CHAYA aux sujets des prophéties, du futur d’Israël et puisqu’il ne faut pas mêler politique à la religion, sur les relations d’Israël avec l’Iran.

« … depuis environ un siècle, il y a un changement… Mais après 2000 mille ans, ont voit un retour en Israël… Alors il cite le Deutéronome : l'Éternel, ton Dieu, te prenant en pitié, mettra un terme à ton exil, et il te rassemblera du sein des peuples parmi lesquels il t'aura dispersé. Tes proscrits, fussent-ils à l'extrémité des cieux, l'Éternel, ton Dieu, te rappellerait de là, et là même il irait te reprendre.
Et il te ramènera, l'Éternel, ton Dieu, dans le pays qu'auront possédés tes pères, et tu le posséderas à ton tour; et il te rendra florissant et nombreux, plus que tes pères.

Selon lui, ces terres ont toujours été arides et aujourd’hui Israël vend ses fruits partout dans le monde… Miracle… La preuve ? il n’y a pas dans le talmud de signe plus clair de la fin des temps (http://www.leava.fr/cours-torah-judaisme/pensee-juive/506_ahmadinejad-quand-comment-pourquoi.php à 7 min 10

L’argument choc de la fin du monde, c’est qu’Israël vend des fruits !


Bon d’accord, on y croit. Il n’y a plus de doute, la fin du monde est proche. Mais pourquoi dans la douleur, la guerre, l’effroi ?

Rrav Ron CHAYA a réponse à tout et se laisse aller à la métaphore poétique :

« Le plus dur, c’est juste avant la fin (récupération au passage des martyres de la Shoa). Comme la nuit qui est la plus obscure juste avant l’aube, comme la femme enceinte qui souffre à l’accouchement et pas à la fécondation… Comme le peuple élu d’Israël qui doit accouché dans la douleur de son messie… Et de citer Isai : tous les peuples de la terre sont en querelle… N’ayez pas peur, le temps de la rédemption est arrivé. » 

Ensuite, l’interprète en prophétie devient à son tour prophète :
« Il est impossible qu’Israël n’attaque pas l’Iran »

Y a pas à dire, on est dans la merde…
Et il y en a qui aime ça…

Extrémistes à barbes aux ceintures explosives, blondinet armé jusqu’aux dents ou baratineur à peyotes, je vous le dis, votre pire ennemi, c’est vous.

L’homme : animal égocentrique incapable de trouver un compromis...

samedi 23 juillet 2011

Le point commun entre les fondamentalistes, ce sont les morts



Et on va encore entendre :




" Ce n'est pas la religion qui est néfaste, mais c'est ce qu'en font les hommes..." 




Bull shit ! 




Mais bon dieu de bon sang, c'est l'homme qui a créé la religion, pas l'inverse !!!! 




Des morts, en veux-tu en voilà : 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/europe/attentats-d-oslo-un-fondamentaliste-chretien-auteur-du-carnage-23-07-2011-1378803.php

dimanche 10 juillet 2011

Entre la religion et les champis, j'ai choisi...





Commencez par hacher dans une verre une portion de champi mexicain et hawaiien. Mélangez avec du jus d'orange à pulpe. boire le tout en cul sec et attendez une petite demi-heure... 


Bon voyage. 


Petit conseil : ne sortez pas de chez vous.


Souvent, quand je raconte l'excellent souvenir et l'enrichissement spirituel que m'a apporté ces expériences que je considère, moi l'athée, comme mystiques, je passe pour un débile irresponsable...


Bien heureux d'avoir lu cette article :  http://www.slate.fr/lien/40853/champignons-hallucinogenes-sante




Cela ne m'a pas rendu débile d'être irresponsable ;-)

mercredi 19 janvier 2011

Les accommodements (dé)raisonnables


LA vérité, personne ne la détient, cela se saurait... Jusque là, j'espère que nous sommes d'accord.

Non ? Vous savez ce qu'il va se passer le week-end prochain ? Vous avez bien de la chance et n'oubliez pas de jouer au tirage de la super cagnotte du samedi. Des masses de personnes bien pensantes pour nous jurer mordicus de quoi sera fait notre mort et pas une capable de nous filer les bons numéros du lotto...

Pourquoi partir du principe que certain croit détenir la Vérité et en conséquence qu'il faille adopter, accommoder des lois pour leur permettre de vivre plus facilement leur foi ? Comment, dans un souci d'égalité alors bien légitime, assurer la facilité religieuse à toutes les croyances et à tous les croyants ? La laïcité doit-elle s'occuper de ça ou plutôt être la garante qu'il n'y ait pas d'immixtion entre les différentes croyances et la raison étatique ?

Si vous n'êtes plus d'accord, ce n'est pas grave, mais parlons-en...

Ben voilà, ces accommodements raisonnables sont vraiment n'importe quoi ! Si j'ai un problème avec les religions ? Evidemment que j'ai un problème avec ce baratin à trois balles : comment peut-on croire au vingt-et-unième siècles qu'il y a un grand barbu dans le ciel qui va nous gronder si on n'est pas soumis à lui... Ah oui, pardon. Depuis que la formule ne passe plus même chez les plus crédules, il fallait en changer. Maintenant le refrain entonné est celui des valeurs morales, des religions d'amour et de tolérance...

Et puis ces Assises de l'Interculturalité sont vraiment d'une hypocrisie crasse. En adoptant cette attitude d'offrir des « extras » à la liberté d'exercer sa religion même sous l'égide de l'état (en se demandant bien pourquoi), elles ne font le jeu que de celles qui en demandent « plus ». Un exemple de minorité religieuse bafouée ? Les gourous africains ! Pour ceux qui habitent à Bruxelles, vous avez sans doute déjà reçu dans votre boite aux lettres un petit papier avec un court texte qui vous promet réussite dans le couple, gain d'argent, accès au bonheur and Co... Balivernes ? off course, mais à mon sens, ce n'est pas plus gros que de promettre la vie éternelle une fois qu'on est hors-service !!!! Ces gourous sont parfois mis en prison pour extorsion d'argent, mais qu'est-ce qui nous prouve que c'est la cupidité qui les pousse et non leur foi ? Lui au moins, son prosélytisme qui se traduit par des photocopies A4 noir et blanc découpées en six morceaux identiques, il les paye de sa poche... Ce qui n'est pas le cas des autres culs bénis...

Quand finira-t-on par comprendre qu'une grande partie des évêques, imams et autres guides spirituels n'ont peur que d'une seule chose : perdre leur boulot, pouvoir, autorité... L'amour de dieu, ils s'en branlent et ce n'est pas mon problème tant qu'ils ne demandent pas une dérogation pour le faire en public... Ici en Belgique, au lieu de trouver des accommodements, on ferait mieux de supprimer les subventions aux cultes... (Petite digression due à l'actualité : Pour cela il faudrait avoir un gouvernement... Si on pouvait geler le salaire(s) des tous les politiciens, ils trouveraient vite un accord...)

Au lieu d'accommodements de l'état, il en faudrait de l'église. A Bruxelles, les propriétaires d'immeubles inhabités ont été sommés de remettre en état et de louer leur bien. Pourquoi ne pas demander aux instances catholiques d'en faire de même en Belgique avec leurs églises désertes ? Et si une petite vieille qui pourrait être ma grand-mère si elle était encore en vie, risque d'être désorientée dans ses habitudes paroissiales par la transformation de son église en hôtel, salle de fêtes, de concert, de mariage, il n'y a pas de soucis à se faire. On peut compter sur les valeurs morales, sur la charité chrétienne pour qu'un de ses frères de foi vienne la chercher et la reconduire en voiture électrique offerte par le clergé à ceux qui veulent aider leur prochain.

Il suffit de lire un traité d'histoire des religions pour se rendre compte des tenants et aboutissants des croyances, de leurs diversités au fil du temps et de leurs ressemblances en certains points. Pourtant, rare sont les personnes qui prennent à la lettre la bible ou le coran s'ils n'ont pas été préalablement formatés pour les cautionner... Depuis toujours, les diverses croyances ont dû s'adapter à l'évolution des civilisations et pas le contraire... Celles qui ne l'ont pas fait, ont disparu. Ce n'est pas à l'état neutre ou laïque de faire des concessions de cet ordre.

En tant qu'athée endurci, je doute qu'il y ait encore un ecclésiastique qui est rémunéré pour cela qui croit toujours au dieu monothéiste sans l'avoir mijoté à sa sauce... Tout au plus, il croit encore à la nécessitée de leur religion... On peut le comprendre, c'est leur gagne-pain, leur salut...

JF Jacobs 

jeudi 22 octobre 2009

Un peu de Freud...

Voici une chouette article du "Monde", à découvrir en suivant ce lien...

Ou en copier/coller :

http://www.lemonde.fr/livres/article/2009/10/22/la-religion-comme-renoncement-aux-instincts_1257217_3260.html

Bien à vous,

JF

mardi 28 juillet 2009

Oui, mais moi, je suis un croyant et je crois en dieu !

Énervant, non ?

Comme si croire suffisait... et bien, oui ! Nous allons le démontrer tout à l'heure...

Cela me rappelle une anecdote. L'autre soir après une soirée arrosée chez un couple d'amis, le peu de raison qu'il me restait m'a poussé à dormir sur place... Tout le monde dormait du sommeil du juste quand la nature de mon corps en relation directe avec les nombreux liquides alcoolisés ingurgités m'imposa de me soulager... Quand il faut, il faut !

Un peu dans le brouillard, je croyais que les toilettes se trouvaient deuxièmes portes à gauche au fond du couloir... C'est mon athéisme qui m'a sauvé ! Même bourré comme un groin croire ne me suffit pas, il faut que je vérifie quand même les informations reçues. Cela m'a évité d'uriner dans la chambre du nouveau-né...

Revenons-en à notre démonstration ou plutôt à l'actualité des sciences cognitives.

Selon des neurologues de l'Université de Toronto au Canada le cortex cingulaire antérieur fonctionnerait au ralenti chez les croyants. Cette zone cérébrale sert à nous avertir si les évènements qui ont lieu correspondent à ce que nous attendons...

Le fait de croire en dieu agirait sur cette zone comme un anxiolytique.

Source : M. Inzlicht et al., Neural markers of religous conviction, in Psychological Science, vol.20, p. 385, 2009

Alors les croyants ? Tous des drogués ? A qui rapporte le deal ?

Bien à vous,

JF Jacobs

dimanche 26 juillet 2009

Pour le port de la burqa... Pour l'homme !

Le musulman souhaitant que sa femme porte la burqa devrait également souhaiter que tous les hommes la portent également... Du moins, en suivant la logique de ses revendications de pudeur...

En effet, il connait bien trop les faiblesses de sa femelle et lui permettre de nous voir en maillot de bain est une provocation à laquelle, la malheureuse, n'a pas le moyen de résister... Alors, que fait-elle sous sa burqa quand elle est de sortie à la mer de nord ? ... Ben, oui, elle se caresse et elle a bien raison...

Lire l'article "La dignité de l'homme exige qu'il porte la burqa, par Pierrette Fleutiaux" en cliquant ici LIEN .Le Monde.fr

lundi 29 juin 2009

A quand un vrai état laïc ?

Pauvre Monsieur Decroly éjecté par la force du parlement pour avoir porter une casquette et un T-Shirt alter mondialiste alors qu’il y siégeait…

Aujourd’hui, la Belgique se voudrait plus tolérante en autorisant une femme à porter un foulard sur la tête alors qu’elle siège à ce même parlement.

Beaucoup de personnes croient aux extraterrestres, il faudrait penser à prévoir pour d’éventuels futurs parlementaires des parkings aux dimensions de leur soucoupe volante…

On oublie souvent l’histoire dans le sens historique. Petit rappel de la première tentative d'un état laïc : Les premiers chrétiens (cette époque est assez commode pour ne pas se faire passer pour un anti musulman, comment être anti de quelque chose qui n’existe pas encore) militaient pour la liberté des convictions spirituelles.

Une fois qu’ils l’ont obtenue et qu’un peu plus tard, ils se sont retrouvés au pouvoir grâce à la proclamation de l’empereur Constantin déclarant le christianisme comme religion d’état, la première chose qu’ils ont décidée de faire, c’est d ‘abolir cette liberté...

Pas de religion en politique, on sait ce que cela donne.

Pas de signes ostentatoires au Parlement, ni à l’école, ni à la justice.

Celui qui pense qu’autoriser le port du voile va améliorer l’intégration des musulmans se trompe lourdement. On sait fort bien que notre société véhicule un tas de clichés, de stéréotypes. Cela est peut-être déplorable, mais nous sommes souvent victime ou coupable de préjugé. Cela est. Que celui qui jure qu’il ne lui viendra jamais à l’esprit que le type assit à coté de lui dans l’avion est peut être un terroriste me jette la première pierre. Petit détail aux relents de préjugé. Ce type a une grande barbe, un pantalon en tissu avec de l’eau dans les caves et des babouches. Autre petit détail, il récite les yeux fermés et la main sur le coran des versets en arabe et a une ceinture un peu bizarre. De quoi se faire de fausses idées, mais ce qui est certain, c’est que l’on ne va pas lui proposer un verre histoire de briser la glace…

Ce que je veux dire par là, c’est que la liberté qu’il prend d’afficher ses convictions est pour moi comme un signal. Son comportement m’indique qu’il ne souhaite pas engager la conversation… Du moins, avec moi.

Cet homme n’est pas pour autant un terroriste et a parfaitement le droit de voyager habiller comme il le souhaite, de là à siéger au Parlement avec le coran à la main, il y a une marge à ne pas franchir et tout le monde devrait le comprendre.

Pour le voile, c’est la même chose, certes à une moindre échelle. Le symbole reste néanmoins présent et c’est bien cela qui est particulièrement gênant.

Le gouvernement a trouvé des milliards d’euros en une semaine pour sortir (sans y parvenir) le pays de la crise... Je me demande combien de temps il lui faudra encore pour légiférer pour un vrai état laïc…

La première chose à faire est de ne pas subventionner les cultes... Cette argent serait plus que le bien venu pour l'enseignement par exemple...

dimanche 14 juin 2009

Si vous tomber par hasard sur cette page, prenez au moins le temps de la lire… !




Heu… Bienvenue…

(Tambours et trompettes)

Nous sommes nombreux à ne pas croire en dieu !

Nous sommes nombreux à nous rendre compte que cela est absurde et dénué de sens !

Nous sommes nombreux à trouver scandaleux les propos et les agissements de certains apôtres de l’entreprise divine !

Nous sommes nombreux à être interpellés devant leur jusqu’au-boutisme, devant ces fanatiques qui se moquent même de leur propre vie !

Nous sommes nombreux à penser qu’il faudrait faire quelque chose…

Et

Il n’y a plus personnes quand il s’agit de passer à l’action...

Tout au plus on se fait membre de tels ou tels groupes qui crient aux scandales dans le vide…

Dans les meilleurs de cas, on laisse sur un forum un message indigné qui exprime toute notre incompréhension…

Mais concrètement, on n’en touche pas une...

Pourquoi ?

Parce que les athées ou les non-croyants ont autre chose à foutre et de bien plus primordial : vivre !

Et ils ont raison…

En plus, ne pas croire n’a jamais été un métier, au contraire de croire qui est un mot rentable depuis fort longtemps… Tant qu’il y aura des personnes pour croire que le paradis existe, il y aura une agence de voyage pour leur proposer le séjour.

Si vous croyez en dieu, donnez moi de l’argent et je prierais pour vous… Comment ça, aller travailler et je prie quand alors ? Et puis, pourquoi travailler, puisque j’ai assez d’argent ?

Il faudrait un contre pouvoir fort et organisé...

Des actions concrètes...

Acheter un T-Shirt, c’est le début de quelque chose...

Pas de quoi changer la donne, juste d’amorcer le mouvement.

C’est déjà un engament fort !

La non-croyance compte sur vous et votre investissement parce qu’elle ne peut compter sur personne d’autre.... Si vous ne pouvez ou voulez pas y conscrer du temps... Quelques euros feront l’affaire... Pas de quoi vous promètre le paradis et l’éternité... Par contre vous serez certain de recevoir un T-Shirt “Dieu n’existe pas”.

Donnez-moi de l’argent et je ne prierais pas pour vous... Je travaillerais dur pour vous proposer des actions concrètes. La première est un grand spectacle pluridisciplinaire intitulé “Ô Dieu”...

Ce n’est pas une démarche mercantile, sans financement, ce spectacle qui dérange ne verra pas le jour…

Pour commander votre T-Shirt, il suffit de suivre ce lien...

Merci de m’avoir lu…

Bien à vous,

JF Jacobs

mercredi 10 juin 2009

Site Athée à découvrir

Un petit post pour vous parler d’un site français « l’Amicale Athée » traitant de l’actualité athée. A découvrir sans modération en suivant ce lien... , du bon travail... Qui ne manque pas d’humour.
Ci dessous un extrait copier/coller (je profite de l'occasion pour les remercier du lien qu'ils ont mis sur leur site vers le mien et de leur article sur mes T-Shirt) provenant d’une de leur nombreuses rubriques. L’attitude de l’homme spirituel face aux malheurs…

Pour approfondir votre connaissance des religions ou des différents mouvements de pensée, nous vous proposons ce petit guide comparatif :

TAOÏSME Un malheur survient....

BOUDDHISME Si un malheur survient, ce n'est pas vraiment un malheur.

ISLAM Si un malheur survient, c'est la volonté d'Allah.

PROTESTANTISME Un malheur survient parce que l'on ne travaille pas assez dur.

JUDAÏSME Pourquoi les malheurs nous arrive toujours à nous?

HINDOUÏSME Ce malheur est arrivée avant.

CATHOLICISME Le malheur survient parce que nous sommes mauvais.

HARE KRISHNA Le malheur arrive Rama Rama.

EVANGELISME T.V. Donnez nous plus de malheur (chèques acceptés) .

ATHEÏSME Le malheur c'est la religion.

TEMOINS DE JEHOVAH Toc toc, bonjour, un malheur arrive.

HEDONISME Il n'y a rien de tel qu'un bon malheur.

SCIENCE CHRETIENNE Le malheur survient dans votre esprit.

AGNOSTICISME Peut-être le malheur arrive-t-il, peut-être pas.

EXISTENTIALISME Mais au fond, qu'est-ce-qu'un malheur?

STOÏCISME Ce malheur ne me dérange pas.

RASTAFARIANISME Vite, allumons un oinje...

Sympa, non ?

Bien à vous...

mardi 7 avril 2009

Non, ce n'est pas de la provocation !

Modèle 1






Modèle 2





Non, ce n’est pas de la provocation !

Il n’y a que les dictateurs qui peuvent imposer à leur peuple de ne pas se moquer d’eux, il n’y que la parole d’un dictateur que l’on ne peut pas remettre en cause.

Nous avons le bonheur de vivre en démocratie, pourtant, il y a encore des « dictateurs » qui souhaiteraient imposer au reste du monde ce qui peut être fait, dit, écrit, dessiné ou encore porté.
Pourquoi serait-il intolérant d’afficher ses convictions quand celles-ci vont dans le sens de la non croyance en un dieu aux pouvoirs magiques ? Intolérant pour qui ? Pour des croyants qui n’oublient jamais de nous rappeler que nous sommes des mécréants aux valeurs morales immondes ? Les autorités religieuses bafouent le libre arbitre sous l’autel d’un livre qu’ils revendiquent sacré ! Grand bien leur fasse, à condition de ne pas restreinte ma liberté ! Quand à leur revendication divine, le minimum acceptable serait d’avoir à défaut de preuve, tout au moins des arguments solides… Et là, c’est le vide totale !

Participez à une démarche promotionnelle originale en achetant un t-shirt « Dieu n’existe pas » et coproduisez un spectacle sans tabou.

Quelques mots bien nécessaires pour expliquer notre démarche :

Depuis environ trente ans, les découvertes scientifiques, en archéologie notamment et encore plus récemment en neurochirurgie, ont mis à mal la crédibilité même des principes fondateurs des religions monothéistes. Ce n’est pas une attaque, mais un constat : nous sommes passés d’une foi aveugle à une foi aveugle et sourde… Qui n’oublie jamais de se faire entendre…

Quand on leur répond que tout cela n’est que baliverne, bien souvent on se retrouve à la position inconfortable de l’agresseur armé d’intolérance et de provocation. Mieux vaut se taire, faire la sourde oreille et vaquer à son train-train quotidien ? A chacun son point de vue. Le nôtre est d’affirmer qu’il n’est pas provocateur d’afficher symboliquement sa non-croyance, qu’il n’est pas provocateur de porter un t-shirt « Dieu n’existe pas ». D’ailleurs, la plupart des croyants progressistes sont d’accord avec cette idée.

La tolérance doit aller dans les deux sens, ce n’est là que du bon sens…

En achetant un t-shirt « Dieu n’existe pas », votre garde robe va participer officiellement et sans risquer sa peau (ce que je ne peux pas vous garantir si vous le portez) à la construction d’un monde où l’homme ne suit plus aveuglement des lois divines (immuables et d’une autre époque), mais se veut responsable de ses propres lois (imparfaites, mais malléables). Assumer les conséquences de ses actes devant un tribunal ou une cour d’honneur et non devant un dieu hypothétique au pouvoir de décider de nous envoyer en enfer, au paradis ou encore au purgatoire, s’il n’est pas encore vraiment certain que l’on soit un méchant ou un gentil.

Je souhaite sous le couvert d’une compagnie artistique qui s’appelle « LES TERRIBLES ENFANTS » (www.lesterriblesenfants.be ) monter un spectacle intitulé « Ô Dieu » qui tentera de proposer une sorte d’état des lieux tout en restant le plus objectif possible. Le spectacle sera filmé et après un passage sur le banc de montage sera mit en ligne gratuitement sur le net.

Il ne faut pas considérer cette démarche comme mercantile. Elle est plutôt le fruit de la réalité du terrain. Comme pour tout autre spectacle de cette envergure, nous avons besoin de subsides pour payer la vingtaine de personnes qui travaillent sur le projet, ainsi que le matériel nécessaire.

Notre compagnie artistique « Les Terribles Enfants » étant subventionnée au cas par cas, ce projet ne rencontre pas vraiment les faveurs du ministère de la Culture peu amène, et on peut le comprendre, à subventionner une critique du « cultuel » avec de l’argent destiné au « culturel ».

Je ne peux pas non plus me tourner vers la laïcité, puisqu’elle n’est pas là pour soutenir telle ou telle thèse, mais juste garantir la séparation des pouvoirs entre l’état et les différents cultes.

En Belgique, 240 millions d’euros sont offert par l’état, c’est à dire par le contribuable, aux catholiques. Pas un franc aux agnostiques, aux athées ; brefs aux non-croyants pourtant majoritaires !

Vu qu’aucun culte subventionné n’a accepté de coproduire le spectacle (je me demande bien pourquoi), nous n’avons donc aucune structure légale susceptible de nous aider à réaliser notre projet. A moins de trouver un mécène… Rêver a l’avantage de ne rien coûter…

Avec les bénéfices de la vente des t-shirts et les dons éventuels (fiscalement déductibles), nous espérons réunir le budget nécessaire à la création du spectacle (budget total de 100.000 euros ce qui représente la nécessité de vendre environ 10.000 t-shirts) … C’est pas gagné… A moins d’un miracle !

Quand on sait que l’argent est le nerf de la guerre quand il s’agit de faire passer l’information, on est bien obligé de constater qu’à ce train là, les religions n’ont pas trop de soucis à se faire.

L’entreprise religieuse ne connaît pas la crise, leurs milliers d’employés payés à prier ou à endoctriner ne risquent pas de perdre leur boulot. Parce qu’ils s’agit bien de cela, de la rentabilité de la foi sur la conscience de leurs adeptes, du prestige d’un titre, d’un pouvoir à exercer…

Toute personne souhaitant me filer un coup de main et plus que la bienvenue…

Vous pouvez par exemple acheter 10 t-shirts à un prix réduit et les revendre ou les offrir ensuite à votre entourage qui partage les mêmes convictions que vous et qui souhaiterait également participer à l’aventure de la création de ce spectacle.

Afin de ne léser personne, j’invite tous les croyants à prier pour que le projet ne se réalise pas.

Nous voici prêt à entamer notre expérience spirituelle : observer qui a le plus d’influence. L’action ou la prière ?

Espérons que ce ne soit pas le manque d’intérêt général…

Merci pour votre attention et n’hésitez à envoyer un mail à cette adresse info@dieunexistepas.com pour toutes informations complémentaires.

Bernard B.

Prix : 15 € + frais de livraison suivant la destination.
(Belgique : 3 euros. Europe : 6 euros. Hors Europe : 12 euros)

Modalité de payement : envoyer un mail à l’attention de Bernard B à cette adresse info@dieunexistepas.com en mentionnant le modèle désiré, ainsi que la taille souhaitée.
(M, L ou XL)
Vous recevrez en retour un message vous indiquant le numéro de compte sur lequel il faut verser la somme afin de recevoir votre colis et votre certificat de coproducteur. Inutile donc de nous fournir vos données bancaires !

lundi 30 mars 2009

Si ce n'est pas La vérité, il y a du vrai dans ces paroles de Brel interprétée par Barbara

Je préfère encore quand c'est Brel qui la chante...

Quand la sagesse nous vient du saltimbanque, on peut lui faire confiance...

Bonne écoute sur fond de mer du nord...


Au nom de dieu... Pierre Perret

Ce n'est pas vraiment ce que l'on appelle une bête de scène... C'est plutôt quelqu'un qui n'a pas sa langue en poche.. Et c'est très bien ainsi !


Croire en un Dieu qui n’existe pas, telle est la devise du pasteur protestant, Klaas, Hendrikse.

Voici un article certes long, mais finalement extrêmement court, car il condense bien d'éléments.

J'en veux énormément à l'auteur d'avoir si bien exprimé ma pensé à ma place !

Plus sérieusement, merci à Guillaume de partager avec nous ses réflexions pertinentes.


Par Guillaume.

Le pasteur protestant Klaas Hendrikse, PKN (1) de Midelburg-Zierikzee a semé la consternation et la pagaille dans l’Eglise protestante néerlandaise en révélant à divers médias son «athéisme» et en publiant son livre « Croire en un Dieu qui n’existe pas : manifeste d’un pasteur athée.»(2) La bible n’est pour lui qu’un ramassis d’histoires mythologiques.

Personnellement je ne suis pas étonné de cette déclaration et de ce livre. On sait depuis longtemps, qu’il y a énormément de curés et de pasteurs athées, et qu’ils n’ont pas l’obligation de croire en Dieu, mais de convaincre tous les crédules du monde entier, d’y croire. C’est le but de toutes les religions, faire croire en Dieu, la résurrection, la réincarnation, la Trinité, les saints, les faux miracles etc., tout en sachant que ce n’est rien d’autre que de l’exploitation de la crédulité humaine, de l’imposture, de la supercherie, de la tromperie, de la fourberie, de la tartufferie. Le pasteur sait aussi que Dieu est le seul être qui, pour régner, n’ait pas besoin d’exister, comme l’a dit si bien Baudelaire. C’est pourquoi il suffit de croire en un Dieu qui n’existe pas pour faire survivre Dieu et les religions.

Que Dieu n’existe pas, est selon ce pasteur une condition préalable à l’exercice du sacerdoce de pasteur. Déjà pendant ses études de théologie, Klaas Hendrikse ne croyait pas à la théologie qu’on lui enseignait. Selon ce pasteur beaucoup de croyants ont abandonné l’idée de l’existence de Dieu ou en doutent, mais cela n’a aucune importance pour lui, du moment qu’on croit en ce Dieu inexistant.

Il compare la Bible et ses récits mythiques à la mythologie grecque ou romaine. Personne ne se pose encore la question de savoir si Janus, Saturne, Cronos ou Zeus, alias Jupiter, ont existé. Il s’étonne que plus personne ne croit à ces dieux mythiques, mais qu’on n’agit pas de même avec le Dieu monothéiste juif, chrétien ou musulman. On croit même dit-il dans le Fils d’un Dieu qui n’existe pas. Lisez le mythe de Jésus sur le site : http://www.assatashakur.org/forum/..

Puisque le pasteur protestant dit qu’un Dieu inexistant ne peut avoir un enfant, c’est normal que le pape Léon X, à qui on attribue ces paroles, aurait dit au cardinal Pietro Bembo en 1520 : "On sait de temps immémorial combien cette fable de Jésus-Christ a été profitable à nous et à nos proches."[Quantum nobis nostrisque que ea de Christo fabula profuerit, satis est omnibus seculis notum.]. (3) tandis que le pape Paul III, homosexuel notoire, déclare au duc Mendoza, ambassadeur d’Espagne : «N'ayant pu découvrir aucune preuve de la réalité historique de Jésus-Christ de la légende chrétienne, j'étais dans l'obligation de conclure à un dieu solaire mythique de plus.» (4)

Le pasteur Klaas Hendrikse, ne prononce jamais les mots « Seigneur aidez-nous », et refuse de les prononcer. Il sait évidemment que c’est inutile et ridicule. Le Seigneur, n’a jamais aidé personne, ni multiplié les pains pour les millions de pauvres qui meurent de faim en ce monde à la dérive. Au lieu d’arrêter les famines et les catastrophes dans le monde, ce Dieu tout-puissant et infiniment mauvais, se complaît sadiquement à les aggraver chaque jour encore plus, d’abord sur terre, et puis comme si cela ne suffisait pas, il promet encore que dans l’au-delà, il va nous rôtir en enfer. Même après la mort, pas de pardon. Il surchauffe même actuellement la terre à un tel rythme, que bientôt il va nous rôtir vivant, sans attendre qu’on arrive en enfer. Il est plus diabolique que le diable, qui n’est que son serviteur et exécuteur de la volonté divine. Oui, Diderot a raison, l'idée qu'il n'y a pas de Dieu ne fait trembler personne; on tremble plutôt qu'il y en ait un. Le Dieu biblique, n’a rien de bon. Il est jaloux, violent, vindicatif, cruel et criminel. On préfère qu’un tel Dieu n’existe pas.

Cela n’empêche pas les gens crédules de crier « Allah Akhar » lorsqu’ils font la guerre ou s’entretuent religieusement un peu partout dans le monde, ou lorsqu’ils prient, après une grande catastrophe, pour que le Tout-Puissant ne récidive pas trop vite. Ces prières chrétiennes, musulmanes, juives, hindoues, bouddhistes, ne sont jamais entendues et ne servent à rien, comme chacun peut s’en apercevoir, sauf les crédules et superstitieux.

Devant toute la misère dont le Tout-Puissant est censé être l’auteur, il n’y a qu’une excuse pour Dieu, c’est qu’il n’existe pas, écrivait Stendhal. On n’a pas besoin d’un Dieu qui nous accable de tous les malheurs possibles, qui n’a jamais aidé l’humanité souffrante, qui ne s’est jamais manifesté pour donner ne fût-ce qu’un seul pain à un affamé. Il va même jusqu’à foudroyer et incendier des églises pendant que les «bigots» s’y agenouillent et prient inutilement.

Epicure a bien résumé l’inutilité de Dieu: Ou Dieu veut empêcher le mal et ne le peut, ou il le peut et ne le veut, ou il ne le peut ni ne le veut, ou il le veut et le peut. S’il ne veut et ne le peut, il est impuissant, s’il le peut et ne le veut, il est pervers, s’il ne le peut ni ne le veut, il est impuissant et pervers, s’il ne veut et le peut, que ne le fait-il, mon père ? (A. France. Les Dieux ont soif).

Selon une enquête, un sur six pasteurs, ignorent s’il existe un Dieu. On n’apprend rien aux théologiens en leur disant que Dieu n’existe pas. La lecture des livres saints exécrables, ne peut que les conduire à l’athéisme. Le pasteur dit qu’il n’existe pas de Dieu, qui préserve l’homme des malheurs qui l’accablent, ou qui les lui infligent. Croire qu’il existe un Dieu qui protège les uns et non les autres, est une dépendance immature, et sans les êtres humains Dieu n’est rien, est sa conclusion.

Oui, le pasteur a raison, sans l’homme, Dieu n’est rien, puisqu’il n’existe que dans l’esprit des hommes et donc grâce à eux. Il n’est qu’une chimère, qui aujourd’hui survit dans l’esprit du croyant et meurt demain lorsqu’il devient athée. Dieu n’est pas mort comme l’a dit Nietzsche, parce qu’il ne le sera que le jour où il n’existe plus de croyants pour le garder en vie. Dieu n’est rien d’autre qu’un être fictif, une création de l’homme, dont la survie ne dépend que des croyants. Ce sont les croyants qui le maintiennent encore en vie, et ils sont loin de l’avoir fait mourir, compte tenu du nombre infime d’athées.

Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer disait Voltaire. L’homme s’en est chargé et l’a créé à son image. Si Dieu l’avait créé, il ne serait évidemment pas aussi mauvais et imparfait. Un Dieu parfait ne peut créer des êtres imparfaits. L. Fuerbach considère que Dieu est le produit de notre imagination, et estime que l’homme a créé Dieu et la religion, et non l’inverse, en projetant à l’extérieur de lui toutes les valeurs idéales dans un être fictif. (Essence du Christianisme)
Klaas Hendrikse n’est pas le seul pasteur ou le seul curé athée. Il y en eut bien d’autres, mais pas tous aussi célèbres que le curé Jean, Meslier, (1664-1729) qui a dénoncé l’imposture chrétienne dans ses mémoires, cachées jusqu’après sa mort, pour échapper aux bûcher.

«Il est absurde écrit-il, d'appeler Dieu de justice et de bonté, un être qui fait tomber indistinctement tous les maux sur les bons et les méchants, sur les innocents et les coupables; il est fantasque d'exiger que les malheureux se consolent de leur infortune, dans les bras mêmes de celui qui en est l'auteur (Le bon sens)

La citation célèbre du livre de Dostoïevski «Les Frères Karamazov» : Si Dieu n’existait pas, tout serait permis » est une absurdité. C’est le contraire qui est vrai. L’homme a pu commettre les crimes les plus graves en se servant du Dieu qu’il a créé, et dont il a besoin pour justifier ses crimes, et même à se les faire pardonner. Sans ce Dieu chimérique, il ne pourrait pas se disculper en prétendant que c’est Dieu qui l’a voulu ou ordonné.

Ce sont des croyants fondamentalistes, qui ont commis les attentats atroces de Londres, Madrid, Bali, Bombay, etc. Plus le croyant croit dans ses dogmes, plus il est fanatique et dangereux, parce qu’au nom de son Dieu, tout lui est permis et tout est justifié. Il reçoit même une récompense pour les attentats qu’il commet. C’est Allah, via les imams, qui ordonnerait ces missions criminelles, et qui leur octroie le titre de « martyre » Les sunnites et les chiites, religieux fanatiques, s’entretuent en Irak presque chaque jour, toujours au nom d’Allah. A quoi leur sert donc leur « foi » en Allah, puisque leur religion de paix ne les empêche pas de s’entretuer? Sans leur endoctrinement religieux, ils seraient au moins encore capables de réfléchir et de distinguer le bien du mal.

L’ex-président Bush disait que son Dieu chrétien, l’avait chargé de la guerre en Irak. Saddam Hussein ripostait avec « Allah Akhbar » ; le Dieu musulman, qui devait battre les troupes de l’infidèle Bush. L’invocation de Dieu a toujours servi à commettre les crimes les plus abominables. Le Vatican a persécuté pendant 16 siècles les hérétiques, les sorcières, etc., et s’est servi du mythique Jésus des Evangiles, pour mettre des innocents sur le bûcher. Les chrétiens sont fiers de cette « morale chrétienne » qui a servi à persécuter pendant des siècles des innocents et qui a justifié l’inquisition au nom de l’Evangile. Cette morale chrétienne qui s’est toujours opposée à la science, et qui continue à le faire.
L’homme ne peut avoir qu’une morale humaine. Dès qu’il se réfère à une morale surnaturelle, il se sert de Dieu pour excuser ses crimes. Sans Dieu, c’est l’homme qui est seul responsable devant sa conscience et devant le tribunal humain, c’est la seule bonne morale acceptable et possible.
Si les croyants devraient tous faire ce que dit la Bible ou le Coran, le monde entier ne serait qu’un carnage, une boucherie, et plus personne ne serait en sécurité sur cette terre. De ces livres criminogènes, on dit que ce sont des livres saints.

Une morale basée sur un être surnaturel est une supercherie qui permet de faire n’importe quoi. Les terroristes islamistes ne se feraient pas sauter s’ils savaient que Dieu n’existe pas et qu’aucune vierge ne les attend dans le paradis musulman. Si Dieu existait il empêcherait évidemment ces massacres, sinon il en serait l’auteur, compte tenu de sa toute-puissance et de son omniscience que la religion lui attribue. Ces derniers temps les imams se servent de jeunes filles musulmanes (souvent des filles violées et devenues de ce fait, des objets sans valeur, selon la religion musulmane) pour commettre des attentats. Celles-ci ne doivent pas espérer 72 éphèbes en arrivant chez Allah, parce qu’Allah est phallocrate et misogyne. Aucun imam ne se fait sauter bien entendu. Ils préfèrent envoyer des innocents à la mort.

Quand va-t-on voir des imams déclarer publiquement aux médias, qu’aucun terroriste ne sera récompensé par Allah, qu’il ne seront pas des «martyrs» privilégiés au paradis musulman, qu’il n’y a pas de vierges au paradis, qu’ils ne sont que des criminels qui se sont déshonorés et que toutes ces promesses coraniques ne sont qu’un leurre. On attendra encore longtemps, et leur silence les rend complices. Même ici en Europe les imams ne lancent aucun communiqué public général, destiné à tous les médias, pour condamner ces fanatiques barbares. Ils se rendent complice par leur silence, leur mutisme. Le proverbe dit même que qui ne dit mot, consent.

Le biologiste Richard Dawkins de l’Université d’Oxford, auteur du livre « The God Delusion » – (delusion-délire) traduit par « Pour en finir avec Dieu », estime le concept « Dieu » erroné et dangereux. L’athéisme est selon lui presque toujours une saine indépendance d’esprit, et l’athée est libéré complètement de l’emprise de la religion. Il a raison, parce que tout est permis, du moment qu’on invoque que c’est Dieu qui l’a voulu ou l’a inspiré. La religion écrase l’épanouissement de l’esprit humain. Si la religion est une illusion, comme dit Fuerbach, pour Sigmund Freud c’est aussi une aliénation de l’esprit, un délire de masse, une paranoïa.

L’homme ne peut se sentir libre, autonome, s’il s’imagine qu’il dépend d’un Dieu tout-puissant. Sa soumission à son Dieu, être fictif, imaginaire, lui enlève toute autonomie, alors que personne n’a jamais prouvé son existence, tellement il est inexistant. Aucun athée ne s’oppose à un libre examen de l’existence de Dieu, mais c’est à ceux qui ont inventé les dieux ou leur Dieu, à en apporter la preuve, et pas l’inverse. On ne peut apporter la preuve de l’inexistence d’une chose qui n’existe pas.

Toutes les religions sont dangereuses parce qu’elles sont basées sur la foi (souvent fanatique) et non sur la raison. Elles sont basées sur des dogmes invariables, incontrôlables et dont la vérité ne peut être contestée. Il faut croire, même si c’est absurde. (Credo quia absurdum). On inculque l’intolérance aux fidèles, à qui on apprend que ceux qui ne croient pas dans leur « Vérité » sont dans l’erreur, des ennemis, et ils vont même jusqu’à menacer de mort, l’incroyant, pour qu’il ne dénonce pas que la religion n’est que superstition et tromperie.

Celui qui invoque la foi, ne se base plus sur la raison. Il ne pense plus par lui-même. Cela lui est même interdit parce qu’il doit se soumettre aux dogmes religieux, quelle qu’en soit l’absurdité.
L’athéisme et un humanisme, ce n’es pas une religion, dans lequel l’homme est central, dans lequel l’homme a du respect pour l’homme, et non pas pour un Dieu qui l’écrase, l’asservit, lui interdit d’être libre. Nos dieux se sont: Isaac Newton, Alexandre, Fleming, Louis, Pasteur, Albert Einstein, Léonardo Da Vinci, Sigmund Freud, Mozart, Beethoven, Michel-Ange, Rubens, etc. Ce sont des dieux humains, qui ont fait progresser la science et les arts, au service de l’humanité. On ne doit rien attendre des dieux surnaturels, parce que les miracles n’existent que pour ceux qui y croient. Après deux mille ans, le Jésus mythique n’a toujours pas ressuscité ne fût-ce qu’un seul mort, et sa résurrection et celle de Lazare ne sont qu’un mythe qui permet au Vatican de vivre dans l’opulence.

En ce 21ième siècle, siècle qui sera célèbre par son fanatisme religieux, ses guerres et conflits religieux sanglants, il faut du courage pour critiquer les religions, parce que les fanatiques religieux prolifèrent de plus en plus et que même se dire athée devient dangereux. Même dans les pays dits démocratiques, comme les Etats-Unis, se révéler athée est périlleux et désavantageux, le Dieu inexistant y règne en maître. Quant aux théocraties, l’athée n’y est pas toléré, sous peine de mort.

Guillaume

(1) PKN (Eglise protestante néerlandaise.
(2) Geloven in een God die niet bestaat. Manifest van een atheïstische dominee, druk 2007, 204p. Nieuw Amsterdam. (Croire en un Dieu qui n’existe pas. Manifeste d’un pasteur athée, imp. 2007, 204 p. Nieuw Amsterdam)
(3) Livre « Les Trois imposteurs, Moïse, Jésus et Mahomet. Rivages. Poche/Petite Bibliothèque, p. 142 »
(4) Voir Wikipedia et Echolalistes – Liistes de Papes et leur vie – voir : http://www.echolalie.org/wiki/index.php?ListeDePapes

Selon Dawkins, l'athéisme c'est être sain d'esprit... Selon d'autres saints écrivains comme Chateaubriand, c'est une perversion abominable ...


Il me plait à penser qu'aujourd'hui, Chateaubriand pourrait être un auteur apologétique défendant l'athéisme !

Parfois, au lieu de critiquer, il vaut mieux simplement attendre que les dogmes religieux scient la branche sur laquelle ils se sont assis depuis trop longtemps... Bonjour les courbatures quand la fin de la récré sonne...

Publié en France en 1802, le Génie du Christianisme est un ouvrage apologétique.

Apologétique :

L'apologétique est un champ d'études théologique ou littéraire consistant en la défense systématique d'une position.
Le terme... ...désigne la défense militaire d'une position contre une attaque.
(wikipédia)


Bref, rien d'objectif là-dedans ! Juste de la guéguerre verbale...

Parle-t-on des mêmes choses ? L'important est-il d'avoir un point de vue et de le défendre coute que coute ?


Je ne veux pas m'enfermer dans mon athéisme et ressembler à ça dans l'autre sens (voir texte ci dessous). La logique est décidément trop tributaire du point de vue de celui qui l'exprime.



Extrait de "Génie du christianisme" de Châteaudbriand

Chapitre V - Danger et inutilité de l'Athéisme

Il y a deux sortes d'athées bien distinctes : les premiers, conséquents dans leurs principes, déclarent sans hésiter qu'il n'y a point de Dieu, par conséquent point de différence essentielle entre le bien et le mal ; que le monde appartient aux plus forts et aux plus habiles, etc. Les seconds sont les honnêtes gens de l'athéisme, les hypocrites de l'incrédulité : absurdes personnages, qui avec une douceur feinte se porteraient à tous les excès pour soutenir leur système ; ils vous appelleraient mon frère en vous égorgeant ; les mots de morale et d'humanité sont incessamment dans leur bouche : ils sont triplement méchants, car ils joignent aux vices de l'athée l'intolérance du sectaire et l'amour-propre de l'auteur.

Ces hommes prétendent que l'athéisme ne détruit ni le bonheur ni la vertu, et qu'il n'y a point de condition où il ne soit aussi profitable d'être incrédule que d'être religieux : c'est ce qu'il convient d'examiner.

Si une chose doit être estimée en raison de son plus ou moins d'utilité, l'athéisme est bien méprisable, car il n'est bon à personne.

Parcourons la vie humaine ; commençons par les pauvres et les infortunés, puisqu'ils font la majorité sur la terre. Eh bien, innombrable famille des misérables, est-ce à vous que l'athéisme est utile ? Répondez. Quoi, pas une voix ! pas une seule voix ! J'entends un cantique d'espérance et des soupirs qui montent vers le Seigneur ! Ceux-ci croient : passons aux heureux.

Il nous semble que l'homme heureux n'a aucun intérêt à être athée. Il est si doux pour lui de songer que ses jours se prolongeront au delà de la vie ! Avec quel désespoir ne quitterait-il pas ce monde s'il croyait se séparer pour toujours du bonheur ! En vain tous les biens du siècle s'accumuleraient sur sa tête : ils ne serviraient qu'à lui rendre le néant plus affreux. Le riche peut aussi se tenir assuré que la religion augmentera ses plaisirs, en y mêlant une tendresse ineffable ; son cœur ne s'endurcira point, il ne sera point rassasié par la jouissance, inévitable écueil des longues prospérités. La religion prévient la sécheresse de l'âme ; c'est ce que voulait dire cette huile sainte avec laquelle le christianisme consacrait la royauté, la jeunesse et la mort, pour les empêcher d'être stériles.

Le guerrier s'avance au combat : sera-t-il athée, cet enfant de la gloire ? Celui qui cherche une vie sans fin consentira-t-il à finir ? Paraissez sur vos nues tonnantes, innombrables soldats, antiques légions de la patrie ! Fameuses milices de la France, et maintenant milices du ciel, paraissez ! Dites aux héros de notre âge, du haut de la Cité sainte, que le brave n'est pas tout entier au tombeau, et qu'il reste après lui quelque chose de plus qu'une vaine renommée.

Les grands capitaines de l'antiquité ont été remarquables par leur religion : Epaminondas, libérateur de sa patrie, passait pour le plus religieux des hommes ; Xénophon, ce guerrier philosophe, était le modèle de la piété ; Alexandre, éternel exemple des conquérants, se disait fils de Jupiter ; chez les Romains, les anciens consuls de la république, Cincinnatus, Fabius, Papirius Cursor, Paul Emile, Scipion, ne mettaient leur espérance que dans la divinité du Capitole ; Pompée marchait aux combats en invoquant l'assistance divine ; César voulait descendre d'une race céleste ; Caton, son rival, était convaincu de l'immortalité de l'âme ; Brutus, son assassin, croyait aux puissances surnaturelles ; et Auguste, son successeur, ne régna qu'au nom des dieux.

Parmi les nations modernes, était-ce un incrédule que ce fier Sicambre, vainqueur de Rome et des Gaules, qui, tombant aux pieds d'un prêtre, jetait les fondements de l'empire français ! Etait-ce un incrédule que ce saint Louis, arbitre des rois et révéré même des Infidèles ? Du Guesclin, dont le cercueil prenait des villes, Bayard, chevalier sans peur et sans reproche, le vieux connétable de Montmorency, qui disait son chapelet au milieu des camps, étaient-ils des hommes sans foi ? O temps plus merveilleux encore, où un Bossuet ramenait un Turenne dans le sein de l'Eglise !

Il n'est point de caractère plus admirable que celui du héros chrétien : le peuple qu'il défend le regarde comme son père ; il protège le laboureur et les moissons, il écarte les injustices : c'est une espèce d'ange de la guerre que Dieu envoie pour adoucir ce fléau. Les villes ouvrent leurs portes au seul bruit de sa justice, les remparts tombent devant ses vertus ; il est l'amour du soldat et l'idole des nations ; il mêle au courage du guerrier la charité évangélique ; sa conversation touche et instruit, ses paroles ont une grâce de simplicité parfaite ; on est étonné de trouver tant de douceur dans un homme accoutumé à vivre au milieu des périls : ainsi le miel se cache sous l'écorce d'un chêne qui a bravé les orages.

Concluons que sous aucun rapport l'athéisme n'est bon au guerrier.

Nous ne voyons pas qu'il soit plus utile dans les états de la nature que dans les conditions de la société. Si la morale porte tout entière sur le dogme de l'existence de Dieu et de l'immortalité de l'âme, un père, un fils, des époux, n'ont aucun intérêt à être incrédules. Eh ! comment, par exemple, concevoir qu'une femme puisse être athée ? Qui appuiera ce roseau, si la religion n'en soutient la fragilité ? Etre le plus faible de la nature, toujours à la veille de la mort ou de la perte de ses charmes, qui le soutiendra, cet être qui sourit et qui meurt, si son espoir n'est point au delà d'une existence éphémère ? Par le seul intérêt de sa beauté, la femme doit être pieuse. Douceur, soumission, aménité, tendresse, sont une partie des charmes que le Créateur prodigua à notre première mère, et la philosophie est mortelle à cette sorte d'attraits.

La femme, qui a naturellement l'instinct du mystère, qui prend plaisir à se voiler, qui ne découvre jamais qu'une moitié de ses grâces et de sa pensée, qui peut être devinée, mais non connue, qui, comme mère et comme vierge, est pleine de secrets, qui séduit surtout par son ignorance, qui fut formée pour la vertu et le sentiment le plus mystérieux, la pudeur et l'amour ; cette femme, renonçant au doux instinct de son sexe, ira d'une main faible et téméraire chercher à soulever l'épais rideau qui couvre la Divinité ! A qui pense-t-elle plaire par cet effort sacrilège ? Croit-elle, en joignant ses ridicules blasphèmes et sa frivole métaphysique aux imprécations des Spinosa et aux sophismes des Bayle, nous donner une grande idée de son génie ? Sans doute elle n'a pas dessein de se choisir un époux : quel homme de bon sens voudrait s'associer à une compagne impie ?

L'épouse incrédule a rarement l'idée de ses devoirs ; elle passe ses jours ou à raisonner sur la vertu sans la pratiquer, ou à suivre ses plaisirs dans le tourbillon du monde. Sa tête est vide, son âme creuse ; l'ennui la dévore ; elle n'a ni Dieu ni soins domestiques pour remplir l'abîme de ses moments.

Le jour vengeur approche ; le Temps arrive, menant la vieillesse par la main. Le spectre aux cheveux blancs, aux épaules voûtées, aux mains de glace, s'assied sur le seuil du logis de la femme incrédule ; elle l'aperçoit et pousse un cri. Mais qui peut entendre sa voix ? Est-ce un époux ! Il n'y en a plus pour elle : depuis longtemps il s'est éloigné du théâtre de son déshonneur. Sont-ce des enfants ? Perdus par une éducation impie et par l'exemple maternel, se soucient-ils de leur mère ? Si elle regarde dans le passé, elle n'aperçoit qu'un désert où ses vertus n'ont point laissé de traces. Pour la première fois, sa triste pensée se tourne vers le ciel ; elle commence à croire qu'il eût été plus doux d'avoir une religion. Regret inutile ! la dernière punition de l'athéisme dans ce monde est de désirer la foi sans pouvoir l'obtenir. Quand, au bout de sa carrière, on reconnaît les mensonges d'une fausse philosophie, quand le néant, comme un astre funeste, commence à se lever sur l'horizon de la mort, on voudrait revenir à Dieu, et il n'est plus temps : l'esprit abruti par l'incrédulité rejette toute conviction. Oh ! qu'alors la solitude est profonde, lorsque la Divinité et les hommes se retirent à la fois ! Elle meurt, cette femme, elle expire entre les bras d'une garde payée ou d'un homme dégoûté par ses souffrances, qui trouve qu'elle a résisté au mal bien des jours. Un chétif cercueil renferme toute l'infortunée ; on ne voit à ses funérailles ni une fille échevelée ni des gendres et des petits-fils en pleurs ; digne cortège qui, avec la bénédiction du peuple et le chant des prêtres, accompagne au tombeau la mère de famille. Peut-être seulement un fils inconnu, qui ignore le honteux secret de sa naissance, rencontre par hasard le convoi, il s'étonne de l'abandon de cette bière ; et demande le nom du mort à ceux qui vont jeter aux vers le cadavre qui leur fut promis par la femme athée.

Que différent est le sort de la femme religieuse ! Ses jours sont environnés de joie, sa vie est pleine d'amour : son époux, ses enfants, ses domestiques, la respectent et la chérissent ; tous reposent en elle une aveugle confiance, parce qu'ils croient fermement à la fidélité de celle qui est fidèle à son Dieu. La foi de cette chrétienne se fortifie par son bonheur, et son bonheur par sa foi ; elle croit en Dieu parce qu'elle est heureuse, et elle est heureuse parce qu'elle croit en Dieu.

Il suffit qu'une mère voie sourire son enfant pour être convaincue de la réalité d'une félicité suprême. La bonté de la Providence se montre tout entière dans le berceau de l'homme. Quels accords touchants ! ne seraient-ils que les effets d'une insensible matière ? L'enfant naît, la mamelle est pleine ; la bouche du jeune convive n'est point armée, de peur de blesser la coupe du banquet maternel ; il croît, le lait devient plus nourrissant ; on le sèvre, la merveilleuse fontaine tarit. Cette femme si faible a tout à coup acquis des forces qui lui font surmonter des fatigues que ne pourrait supporter l'homme le plus robuste. Qu'est-ce qui la réveille au milieu de la nuit, au moment même où son fils va demander le repas accoutumé ? D'où lui vient cette adresse qu'elle n'avait jamais eue ? Comme elle touche cette tendre fleur sans la briser ! Ses soins semblent être le fruit de l'expérience de toute sa vie, et cependant c'est là son premier-né ! Le moindre bruit épouvantait la vierge : où sont les armées, les foudres, les périls, qui feront pâlir la mère ? Jadis il fallait à cette femme une nourriture délicate, une robe fine, une couche molle ; le moindre souffle de l'air l'incommodait : à présent un pain grossier, un vêtement de bure, une poignée de paille, la pluie et les vents, ne lui importent guère, tandis qu'elle a dans sa mamelle une goutte de lait pour nourrir son fils, et dans ses haillons un coin de manteau pour l'envelopper.

Tout étant ainsi, il faudrait être bien obstiné pour ne pas embrasser le parti où non seulement la raison trouve le plus grand nombre de preuves, mais où la morale, le bonheur, l'espérance, l'instinct même et les désirs de l'âme nous portent naturellement ; car s'il était vrai, comme il est faux, que l'esprit tînt la balance égale entre Dieu et l'athéisme, encore est-il certain qu'elle pencherait beaucoup du côté du premier : outre la moitié de sa raison, l'homme met de plus dans le bassin de Dieu tout le poids de son cœur.

On sera convaincu de cette vérité si l'on examine la manière dont l'athéisme et la religion procèdent dans leurs démonstrations.

La religion ne se sert que de preuves générales ; elle ne juge que sur l'ordonnance des cieux, sur les lois de l'univers ; elle ne voit que les grâces de la nature, les instincts charmants des animaux et leurs convenances avec l'homme.

L'athéisme ne vous apporte que de honteuses exceptions ; il n'aperçoit que des désordres, des marais, des volcans, des bêtes nuisibles ; et, comme s'il cherchait à se cacher dans la bouc, il interroge les reptiles et les insectes, pour lui fournir des preuves contre Dieu.

La religion ne parle que de la grandeur et de la beauté de l'homme :

L'athéisme a toujours la lèpre et la peste à vous offrir.

La religion tire ses raisons de la sensibilité de l'âme, des plus doux attachements de la vie, de la piété filiale, de l'amour conjugal, de la tendresse maternelle :

L'athéisme réduit tout à l'instinct de la bête ; et pour premier argument de son système, il vous étale un cœur que rien ne peut toucher.

Enfin, dans le culte du chrétien, on nous assure que nos maux auront un terme ; on nous console, on essuie nos pleurs, on nous promet une autre vie :

Dans le culte de l'athée, les douleurs humaines font fumer l'encens, la mort est le sacrificateur, l'autel un cercueil, et le néant la divinité.