mercredi 7 mars 2012

Êtes vous croyant, agnostique ou athée ?




- Pensez-vous qu’un serpent peut parler comme vous et moi ?
Genèse 3

Oui - Sans avis - Non

- Pensez-vous qu’un cheval avec une tête de femme, des ailes et une queue de paons a existé ?

Oui - Sans avis - Non

- Pensez-vous que l’on pouvait vivre il y a plus de deux millénaires jusqu’à 950 ans ?
Genèse 7-9:29

Oui - Sans avis - Non

- Pensez-vous quand vous vous êtes cogné à un meuble que c’est peut-être de la faute du meuble ?
Animisme faux-fuyant

Oui - Sans avis - Non

- Pensez-vous qu’un marabout peut résoudre vos problèmes d’argent et de cœur ?
Flyers reçu à Bruxelles dans ma boite aux lettres

Oui - Sans avis - Non

- Pensez-vous que le corps d’une femme est comme un vase décoré rempli d’ordures ?
Dalaï-Lama, "Comme la lumière avec la flamme"

Oui - Sans avis - Non


Résultat : si vous avez un seul oui, vous êtes croyant. Si vous n’avez aucun oui et au moins un sans avis, vous êtes agnostique. Si vous n’avez que des non, vous êtes athées…


Les croyants sont athées pour toutes les religions, sauf une… Encore un petit effort, on y est presque…

dimanche 26 février 2012

L'origine du voile

Bonjour,

Voici un texte trouvé sur le site de l'Institut Européen de la Culture Arabe et qui est très intéressant à lire, le thème étant l'origine du "voile"...

Bon, c'est un peu long, mais il vaut le coup !

dimanche 12 février 2012

Ce n’est pas comme si, ce n’était pas comme c’est…





Ben oui, en tenant compte que Caroline Fourest, comme journaliste anti-dogmatique, s’est montrée très critique sur le travail ou le comportement d’Eric Naulleau, Eric Zemmour, Tariq Ramadan ou encore Dieudonné, on peut envisager l’optique… Sans se fourrer le doigt dans l’œil : ce n’est pas vraiment leur meilleure copine...

Le problème pour ces messieurs, c’est que C. F., ce n’est pas comme si elle n’avait rien d’autre à foutre. Non, elle adore ça, c’est son passe temps favori, c’est une machine de guerre...

Alors de l’autre côté, ça s’agite, ça cogite et ça réplique... Une vidéo « Caroline Fourest ou la malhonnêteté intellectuelle » proposée par un réalisateur plein d’avenir tente de démontrer la perversion intellectuelle de celle par qui le mensonge arrive...

Regardons là d’un peu plus près cette vidéo (ou pas)… Si vous ne l’avez pas vue, c’est le moment de sacrifier pour la bonne cause 12 minutes de ce temps tellement précieux qu’il nous manque tant.


50 sec, ça commence… Argument d’autorité de Naulleau « Vous vous êtes faite éparpiller façon puzzle » (façon puzzle : source Les tontons flingueurs ce qui nous éclaire sur la volonté de N. de flinguer F.)... Je le vois bien répéter devant sa glace sa mise en bouche de mise à mort... Bon, c’est son droit. Cette vidéo affirme donc par la bouche de N. que F. a été ridicule Face à Tariq Ramadan, mais on ne montre pas les images, ni de lien pour que l’on puisse se faire une idée. J’y reviendrai...

1min 06, T. R. entre en scène, dégaine également l’arme de l’argument d’autorité « il y a plus de 200 fautes dans votre livre » et tire un deuxième coup « vous affirmez que je suis pour la destruction de l’état d’Israël »... Il eut été intéressant pour le réalisateur de cette vidéo qui souhaite faire toute la lumière sur cette manipulatrice hors pair qu’est  Caroline Fourest de citer quelques fautes flagrantes facilement vérifiables, de nous les montrer et de trouver quand, ou, comment, Caroline Fourest a tenu les propos que lui reproche Tarik Ramadan...

Les allégations supposées de C. F., je ne les ai pas trouvées, mais pour les fautes, il suffit de consulter la suite de la vidéo dont l’extrait provient. J’y reviendrai...

Pour prouver que C. F. ment comme une arracheuse de dent, le réalisateur qui a un certain avenir dans le film de fiction nous la montre en train de citer T. R.  A 1m 56, elle déclare que quand T. R. dit à son public : « Caroline Fourest ne supporte pas la façon dont je soutien la Palestine » Naulleau, encore lui, joue les scandalisés en disant que c’est totalement faux et que jamais il n’aurait laissé passer un truc pareil...  Il aurait suffit à N. comme au réalisateur de vérifier en regardant cette vidéo :


En substance, c’est bien N. qui se plante sévère et pour notre réalisateur, cela s’appelle avoir loupé une bonne occasion de se taire...

Le passage avec le porc-épic rouge (désolé, je ne connais pas son nom) est des plus confus... C. F. parle du droit de critiquer toutes les religions et notre piquant ami nous parle de la stigmatisation des musulmans et du léchage de cul des juifs… Je ne vois vraiment pas ce qui dans ce passage pourrait nous démontrer que C. F. est islamophobe ?!?

On reste dans l’argument d’autorité (une valeur sûre) avec l’arrivée de Dieudonné. Il commence très courtoisement et avec beaucoup d’élégance par jouer du pipo à la tête de son interlocutrice pour ensuite lui répéter trois fois « vous avez le droit de cracher à la gueule des musulmans »... Il aurait pu garder un peu de salive pour nous donner un exemple facilement vérifiable...

Monsieur T. R. est de retour à 5min49 et reproche à Madame F. de n’avoir jamais dénoncer ces 20, 30 dernières années l’occupation de piscines publiques par des femmes juives qui souhaitent se retrouver entre femmes (on comprend bien que ce dont parle T. R., c’est de son discours qui est censé être anti-Islam et pro juif)... Commençons par l’absurde, vu que C. F. est née en 1975, il aurait fallu qu’elle dénonce cet accro à la laïcité à 6 ans... Vous allez dire qu’elle aurait pu le faire à l’âge adulte et c’est ce qu’elle a fait en publiant un livre « La laïcité à l’épreuve des intégrismes juif, chrétien et musulman » en 2003, soit à 25 ans....

On peut se demander aussi pourquoi le réalisateur de ce brûlot nous gratifie de l’extrait vidéo à 6min49 où Zemmour (toujours près à en lâcher une bonne) balance que C. F. est une fille de divorcés et qu’il ne faut pas aller chercher plus loin les raisons de son homosexualité... En quoi cela est un argument pour démontrer que C. F. est une menteuse islamophobe ? ...   En quoi cela est un argument ? Ou alors est-ce l’homosexualité,  qui est réprimée par les religions, qui doit entrainer le croyant à condamner C. F., plutôt que son discours ? Quel laïque pourrait défendre cela ?

8min23... Mister N. is back pour insulter F. et comme d’habitude, c’est dommage que le responsable du montage vidéo coupe dans son scénario et à l’image la réponse de F…

9min49, c’est au tour du Maire François Pupponi de sous entendre que C. F. serait plus clémente pour les immixtions des symboles juifs et catholiques qu’envers ceux de l’islam... On n’a vraiment pas de chance, parce que là non plus, notre diffuseur vidéaste de la vérité crue n’avait pas la fin de la vidéo. On peut supputer que si sa réponse ne figure pas dans ce montage, c’est que C. F. avait à truc à redire sur cette analyse... Sinon, pour les septiques durs à cuire, pour l’entendre dénoncer l’extrémisme juif, c’est ici : 


Retour à notre vidéo témoin. 10min32, Ah, enfin, j’y reviens ! T. Ramadan va nous donner, aidé par un montage dynamique de ce bon vieux réalisateur, la preuve de la monstruosité de C. F. On peut s’attendre à ce qu’elle soit honnie comme islamophobe comme j’ai pu le lire sur les réseaux sociaux, mais l’horreur absolue est une erreur de citation concernant une préface de livre rédigée par T.R. et surprise, elle reconnait sa méprise et promet d’effectuer les changements nécessaires. On pourrait espérer que T. R. salue qu’elle ne joue pas à la politicienne en noyant le poisson, mais assume en reconnaissant reconnait son erreur... Non, au lieu de cela T.R.  enfonce le clou en la déclarant coupable de malhonnêteté intellectuelle...  Nous y voilà…

Les autres reproches des erreurs de C. F par T. R. sont ici en début de vidéo :


Et pour ceux que la réponse de C. F. Intéresse, c’est à 6min27

Le réalisateur peut s’endormir la conscience tranquille, le devoir accompli et rêver à de nombreux prix de la presse pour ce reportage exceptionnel et d’une objectivité rare...

C. F. est critiquée par les gens qu’elle critique... On peut se dire que c’est son travail de journaliste d’investigation d’enquêter sur des personnalités qui agitent l’actualité, mais ce n’est pas le boulot de T.R. , pour prendre un exemple, de discréditer C. F.. Il se défend, quoi de plus normal... Et la meilleure défense, c’est l’attaque... A vous de juger sans oublier que ce n’est pas comme s’ils pouvaient aller se boire une petite coupe dans un bar gay... Pourtant, en ce qui concerne les récents événements à l’ULB lors d’une conférence sur l’extrême droite où C. F. a été privée de parole par une action commando,


T.R. et C. F. condamnent ensemble (mais pas d’une même voix) le modus operandi de la bande à Chichah… Dans cette dérive communautaire, tout peut arriver… De là à ce que C. F. et T. R se retrouvent sur la même longueur d’onde, il ne faut pas rêver :


Ce ping-pong communautaire aux coups adroits n’entraine que le revers de l’espoir du vivre ensemble…

JF Jacobs

Quelques arguments de C. F. Qui a pris le temps (c’est pas comme moi) de lire  tout T. R. :

dimanche 29 janvier 2012

L’athéisme, une religion pas comme les autres...




Ainsi donc Alain de Botton franchit le cap. En sortant son prochain livre « Religion for Atheists » (1), il suggère de muter l’athéisme en une copie pas exactement conforme des religions et de lui consacrer des temples... Cela va-t-il décrédibiliser l’athéisme ? Un piège à cons ? Si l’athéisme est considéré comme une religion, les extrémistes religieux devront-ils se résoudre à retourner leur veste en militant dorénavant pour le droit de critiquer les religions ?

Sacrilège, ineptie, Affligeant, contradictoire, stupide, du grand n’importe quoi...

Mais bon dieu de bon sang, les athées se justifient de ne pas être une religion justement en argumentant qu’il n’y a pas de dogme, de culte, de protocole dans l’athéisme !!! Dire que l’athéisme est une religion, c’est comme affirmer qu’un anti-clope pourrait être considéré comme un adorateur de la pipe... N’y voyez surtout pas un mauvais jeu de mots.

Well, well, well... Voilà qui redistribue les cartes... Voilà que maintenant, c’est un athée lui-même qui souhaite scier la branche sur laquelle il est assis.

J'ai toujours trouvé cette idée très mauvaise, voir très agaçante... Pourtant en y réfléchissant, je me dis que ce n'est pas à moi de définir comment l'athéisme des autres doit être... Si cela plaît à un athée de construire un temple, grand bien lui fasse... Tant qu'il ne m'oblige pas d'y aller pour vénérer le grand rien...

Par contre, la proposition d’Alain de Botton de dédier ces temples à l’amour, l’amitié, au calme ou autres pansements romantico zen me parait tout à fait saugrenue. Ces temples ne pourraient symboliser qu’une seule chose : la non-croyance.

Le concept d’Alain de Botton est de garder ce qu’il y a de bien dans les religions (si, si, cela existe, foi d’athée) et de rejeter ce qui est néfaste (là, les exemples sont légion).
Le “copisme” pourrait se produire sur au moins deux niveaux. L’aspect moral et les us et coutumes.

Il y a en effet une morale juive, chrétienne ou musulmane dont on peut s’inspirer. Par exemple, on pourrait dire qu’en tant qu’athée on adhère à ce passage dans la Bible :

Lv 19:10 – « Tu ne grappilleras pas ta vigne et tu ne ramasseras pas les fruits tombés dans ton verger. Tu les abandonneras au pauvre et à l'étranger. »

Et à celui-ci du Coran (si l’on fait fi du rapport à dieu) :

Sourate al-Ma'ida, verset 8 « Ô les croyants! Soyez stricts dans vos devoirs envers Allah et soyez des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l'équité: cela est plus proche de la piété. »

Mais qu’on ne tolère pas cet extrait de l’Ancien Testament :

1ère épître aux Corinthiens / 11:5-6 « Toute femme qui prie ou parle sous l'inspiration de Dieu sans voile sur la tête, commet une faute identique, comme si elle avait la tête rasée. Si donc une femme ne porte pas de voile, qu'elle se tonde; ou plutôt, qu'elle mette un voile puisque c'est une faute pour une femme d'avoir les cheveux tondus ou rasés. »

Si un croyant d’une de ces trois religions est pour le respect de l’étranger, la justice et pour l’égalité de sexe, il serait plus proche de l’athéisme que des monothéistes. De quoi engager la réflexion.

L’autre aspect copiable concernerait les rituels.

En participant à un baptême laïque en tant que parrain, je me suis rendu compte de l’importance qui peut être donnée à un engagement solennel aux yeux de tous. J’étais déjà parrain de cœur avant la cérémonie, mais après, ce n’est pas que mon sens des responsabilités que cela engendre qui a été décuplé, mais plutôt l’assentiment que ces responsabilités ont été officialisées. J’ai vécu cela comme un jour marqué d’une pierre blanche.

Les temples d’Alain de Botton pourraient accueillir à moindre frais dans un cadre sympathique et adéquat les réjouissances et les déchirures qui émaillent notre vie. Mariage, naissance, anniversaire, décès. Pourquoi un catholique peut bénéficier d’un décorum et d’un protocole respectant sa philosophie et ses croyances, tandis qu’un athée doit se contenter de structures qui respectent tout le monde, certes, mais qui ne portent pas de focus sur les convictions intimes de la personne. Pourquoi une vielle dame catholique peut rendre un hommage digne et marquer le coup en s’offrant le luxe minimum d’un adieu de circonstance pour le décès de son époux adoré quant une vielle dame athée doit se contenter d’un crématorium laïque et impersonnel ?

Fondamentalement, la question n’est pas de se demander si c’est une bonne ou une mauvaise idée. La question est de savoir si ceux qui trouvent que c’est une bonne idée vont s’organiser pour que cette utopie devienne réalité. Ceux qui sont contre ne sont qu’un facteur dont il faut néanmoins tenir compte.... Après tout, il y a bien des croyants non pratiquants...

En poussant le délire, en jouant au prophète, on pourrait imaginer de donner dans ces temples des cours d’athéisme pour instruire le croyant endoctriné qui le souhaite... J’entends déjà crier au prosélytisme athée... Mais que nenni. Il y a bien des cours de religions, non ? Pourquoi pas d’athéisme ! Cela provoquerait les croyants ? Est-ce que l’on va supprimer les cours de biologie parce qu’ils tiennent compte de la théorie de l’évolution et que cela va en contradiction avec le créationnisme ? Non, ben alors...

Personnellement, ce qui me dérange dans les religions, c’est leur affirmation naïve et désuète de l’existence de l’homme et surtout la soumission à laquelle il doit se résoudre envers son prétendu créateur… Je trouve désopilant et terriblement inhumain que la vie si unique et extraordinaire ne soit considérée que comme un passage insignifiant en attendant mieux dans le meilleur des cas... Si une religion revendiquait qu’il n’y a pas de soumissions, pas de quelconques obligations, pas de sexisme, pas d’autorité supérieure que la loi perfectible des hommes, que la vie est précieuse et unique, bref, s’il y avait une religion rationnelle et humaniste, je n’aurais rien à en redire...

Il y a bien des adorateurs du dieu spaghetti, nous voilà flanqué de la religion du copisme et maintenant, la religion la plus contradictoire de toutes : un athéisme non dogmatique mais doté d’un protocole non obligatoire. Une sorte de culte sans dévotion à l’expérimentation expliquée et reproduisible.

L'athéisme religieux est pourtant un non-sens. Mais je pense que le sens même du mot religion et son concept n'ont pas cessé d'évoluer depuis l'aube des temps, que cette évolution est loin d’être à son terme. Actuellement et techniquement, l’athéisme ne peut être une religion puisque la définition même du mot religion définie pour la première fois par Cicéron comme « le fait de s'occuper d'une nature supérieure que l'on appelle divine et de lui rendre un culte » (1) contredit au lieu d’accréditer ce que l’athéisme par nature veut défendre, une vie libérée du surnaturel. Alain de Botton pourrait donner une définition de cet acabit « Courant de pensée qui tente de répondre aux questions existentielles ». Le bin’s avec les définitions, c’est qu’il y en a parfois plusieurs pour un même mot, en voici quelques-unes concernant le mot religion (2-5)... Imaginez le nombre qu’il peut y en avoir pour “dieu” !

On dit que la vie est un éternel recommencement et c’est de l’histoire ou plus exactement de l’étymologie du mot religion que l’intersection entre religion et athéisme pourrait avoir lieu. Tertullien, Lactance voient son origine (ce n’est pas le cas de tout le monde, comment s’étonner que personne ne soit d’accord) dans "religare", c’est-à-dire relier… Relier, nous y sommes, non ? Un temple pour relier les non-croyants entre eux, des cérémonies pour relier les non-croyants entre eux, des cours d’athéisme pour relier les non-croyants entre eux…

Avec un ami de conviction, nous venons d’ouvrir une asbl sous le nom d’ « Athées Humanistes de Belgique » (7) dans le but de réunir le plus d’athées belges afin d’avoir un poids par le nombre dans les débats de société.  Nous sommes d’accord, mais pas identique, ce qui ne nous empêche pas de regarder dans la même direction. Lui trouve affligeant cette idée d’athéisme protocolaire. Il pense (et il n’a pas tort) que l’étymologie et la sémiologie sont fort importantes pour la communication. Que le terme religion et celui d’athéisme sont antinomiques. Il préfère nettement le néologisme que l'évolution de la définition afin d’éviter le risque d'abus de langage pour un même mot. Moi, je me dis que les mots comme les espèces vivantes ne peuvent s’empêcher d’évoluer, même quand on ne le souhaite pas... Lequel des deux est dans la continuité ? Y a-t-il un athéisme orthodoxe et un autre progressiste ? Le futur nous le dira parce que nous jouissons du droit d’en débattre.

Un peu de science-fiction : en Belgique, si l’athéisme devenait un culte cela équivaudrait à le subventionner. Des subsides qui sont proportionnels au pourcentage des « pratiquants ». Il serait amusant de les redistribuer chaque année à toutes personnes se déclarant officiellement non-croyantes. De quoi inverser les statistiques rapidement. Cela créerait la situation absurde que les croyants seraient taxés pour le bien-être des athées... Absurdité inversée aujourd’hui. Sur ce point, je plaiderais donc pour un état laïque plutôt que neutre et pour l’arrêt des subventions aux différents cultes... Mesure qui ne passera que le jour où les athées seront majoritaires... 

Pour clôturer, je pense que cette idée de temple n’est pas un signal d’alarme d’un athéisme décrédibilisé par son métissage, mais un signe que l’athéisme prolifère et que naturellement, il suit divers courants. Le jour où un athée tuera un autre athée parce que ce n’était pas un bon athée, il sera temps de remettre l’église au milieu du village… D’ici là, passons à l’action... Heu… Si quelqu’un a des tunes à perdre et qu’il connaît une cathédrale à vendre, j’ai une idée de réhabilitation...
JF Jacobs

Notes :
2 : Ref  Cicéron, De l'invention oratoire, II, 53 : « Religio est, quae superioris cuiusdam naturae, quam divinam vocant, curam caerimoniamque affert ». Pour un commentaire de cette définition, cf. Jean Grondin La Philosophie de la religion, Paris, PUF, coll. Que sais-je ?, 2009, p. 66-73 (ISBN 978-2-13-056860-2)
3 : Depuis le XVIe siècle, la religion a souvent été définie et contestée comme étant un ensemble de croyances et de pratiques pour un groupe ou une communauté. ref Cf. Articles « religion » dans les dictionnaires et encyclopédies d'autrefois sur le site ARTFL Project [archive], Université de Chicago - CNRS. (Dictionnaire de l'acédémie Française, 1695 ; encyclopédie de Diderot et d'Alembert, Dictionnaire de la langue française (Littré), 1872-1877 
4 : La religion peut être comprise comme une manière de vivre et une recherche de réponses aux questions les plus profondes de l’humanité, en ce sens elle se rapporte à la philosophie (ref Jean Grondin, La philosophie de la religion, Paris, PUF, coll. Que sais-je ? n° 3839, 2009. « Religion et sens de la vie »)
5 : La religion est l'ensemble des croyances, sentiments, dogmes et pratiques qui définissent les rapports de l'être humain avec le sacré ou la divinité. Une religion particulière est définie par les éléments spécifiques à une communauté de croyants : dogmes, livres sacrés, rites, cultes, sacrements, prescriptions en matière de morale, interdits, organisation, etc. La plupart des religions se sont développées à partir d'une révélation s'appuyant sur l'histoire exemplaire d'un peuple, d'un prophète ou d'un sage qui a enseigné un idéal de vie. (Définition de la religion sur un site athée. Ref http://atheisme.free.fr/Religion/Religion_definition.htm
6 : “Une religion est un système solidaire de croyances et de pratiques relatives à des choses sacrées, c’est-à-dire séparées, interdites, croyances et pratiques qui unissent en une même communauté morale, appelée Église, tous ceux qui y adhèrent.” – Durkheim, « Les Formes élémentaires de la vie religieuse », 1912.

jeudi 24 novembre 2011

De bonnes idées...

Quelle bonne idée... Mais, c'est la phase deux. La phase une étant de supprimer les subsides aux différents cultes !

De Christian Denivelle


En ces périodes d'austérité, de compressions budgétaires, j'ai une proposition a soumettre. J'appellerai cela un impot communautaire.

 Le principe, faire payer selon sa communauté religieuse les frais qui en découle en ce y compris les frais cachés comme par exemple l'entretien et la réparation des prisons, la nécessité d’utiliser des forces de l'ordre etc..

...

Donc, il reviendrait ainsi à la communauté catholique, israélite, protestante, musulmane, boudhiste, etc... De payer

 :

1-   les frais d'entretien et de restauration des lieux de culte (comme en France avec la loi 1905)


2-   Les frais de scolarité et de cantine suivant sa religion déclarée, ne sera plus toléré la préparation de nourriture halal dans tout établissement scolaire n'étant pas de foi musulmane, ne sera toléré non plus les repas casher que dans les établissements de foi israélites. Le personnel enseignant sera payé par la communauté en question et devra cependant transmettre a approbation au ministère de l'éducation l'ensemble des cours dispensé dans la traduction de la langue officielle de la région de l'établissement. Les Contrôleurs assermentés par le ministère ainsi que les traducteurs assermentés qui les accompagnent seront payés par des même communautés.


3-   Les frais d'établissements judiciaires seront payés par les communautés en proportion aux nombres de détenus. Les frais d'entretiens et de réparations seront à leurs charges, ainsi que les frais de cantine, de gardiennage etc...


4-   Les frais des magistrats, assermentés par le pouvoir législatif belge, seront répartis selon la proportionnalité des procédures judiciaires selon la communauté du délinquant et du criminel. Il en est de même pour la police judiciaire, le parquet et les avocats pro deo. Les magistrats devront rendre des comptes au peuple et a leurs représentants à chaque élection législative afin de rétablir la responsabilité d'un jugement ou d'une libération conditionnelle.


5-   Tout lieu d'enseignement qui ferait une demande communautaire en acceptera de payer les frais.

mercredi 16 novembre 2011

mardi 8 novembre 2011

C'est celui qui dit qui hait...

Je souhaite que les croyants par respect envers mon athéisme cessent de dire que dieu existe... 

C'est stupide ? 

Ok... 

Et pour l'inverse ? 

mercredi 19 octobre 2011

lundi 17 octobre 2011

Le Coran a été écrit par un rabbin

Point de vue intéressant que je trouve pertinent...

http://blog.sami-aldeeb.com/2011/10/02/video-sami-aldeeb-traduction-du-coran-par-ordre-chronologique/

Je vous invite également à visiter ce site très bien documenté :

http://blog.sami-aldeeb.com/ 

Le testament de Jean Meslier

Pour ceux que cela intéresse... 


Le testament de l'abbé Jean Meslier (1664-1729) qui peut être considéré comme le père de l'athéisme est disponible en téléchargement gratuit : 


http://classiques.uqac.ca/collection_documents/meslier_jean/testament/testament.html

lundi 5 septembre 2011

Croiquisme


Avez-vous déjà entendu parler du croiquisme ?

Ça ne mange pas de pain et ça ne coûte rien. Pourtant, cela fait du bien... C’est un peu comme reculer pour mieux sauter... Prendre de la distance vis à vis de soi-même afin d’entrer dans le champs de vision de l’autre et inversement. Le « croiquisme » est une secte qui fait de son gourou, son seul adepte. Le « croiquisme » est individuel et indivisible sans être figé dans le temps. Il ne concerne qu’un seul individu. Le « croiquisme », pour vous, c’est Vous, pour moi, c’est Moi et personne d’autre... Le « croiquisme » ne prend pas de majuscule parce que nous sommes minuscules.

Concept du CROIQUE :

Le néologisme « croique » est évidemment l'acronyme des mots « croire » et « que ». Le fait de rassembler les deux mots en un seul permet de redéfinir le mot unique.

Se savoir « croique », c’est comprendre que chacun l’est !

Le « croiquisme » est à l’humanité, ce que le Credo est aux Chrétiens.

Le « croique » est un adjectif INVARIABLE à placer devant ses convictions spirituelles, fussent-elles surnaturelles ou matérialistes. Un « croique » peut tout aussi bien être musulman, catholique, juif, bouddhiste, panthéiste, déiste, hindouiste, athée, agnostique, créationniste, rationaliste, animiste... Religieux ou… Supporteur d'un club de foot, adorateur du body building, scientifique de renom, baratineur de pacotille, chauffeur de bus, sans papier ni domicile, riche ou imbécile... Victime, coupable et juge... Etre « croique » n’est pas un jugement de valeur, uniquement un état d’esprit inhérent à notre condition d’humain.

Il n'y a pas un dieu pour tous dans le concept du « croique », ni de dieu pour personne. Ce n’est pas une révélation. Chacun a son point de vue strict et personnel.

Nos certitudes sont le fruit d’un long cheminement conscient et inconscient, ce qui nous permet d’avoir une opinion. Opinion qui peut encore évoluer au bénéfice du futur, suivant une information qui ne nous est pas encore parvenue. Qui peut prétendre, sans jamais se tromper, de quoi sera fait demain ?

Le « croique » n’affirme pas que tout le monde peut changer d’avis, mais que tout le monde en a un et que personne qui vit aujourd’hui ne peut se targuer d’avoir l’expérience du mois, de l’année, de l’éternité ou pas ; qui arrive. Tout au plus, certains « croique » prétendent qu’ils peuvent le savoir.

Au lieu d’attiser le feu nos différences, il nous est loisible de s’y réchauffer autour de ce qui nous ressemble le plus, c’est à dire, notre « croiquisme ». Chacun de nous, peu importe le lieu de notre naissance, notre parcours, notre expérience, chacun de nous croyons que...

Les trois petits points de suspension n'étant que la suite de nos différences subtiles et personnelles. Différences précieuses qui cultivent le savoir universel.

Définition du « croiquisme » :


Ils ont cru, on croit, ils vont croire. Ils en étaient certains, nous le sommes et ils le seront.

Le concept du « croique » est un des dénominateurs commun entre tous les humains de tout âge.

Le concept du « croique » n’est pas une religion, mais un préliminaire souvent nécessaire aux questions spirituelles. Être un « croique conscient », c’est avoir des certitudes, mais concevoir qu’elles appartiennent au présent, que nul ne peut dire de quoi sera fait demain, que notre avis n’est que notre avis, qu’ils n’est jamais celui d’un autre, même s’il est fort semblable.

Le « croiquisme » est un trait d’union souhaitable afin que toutes relations et échanges sur les questions spirituelles s’orientent vers la construction plutôt que la destruction. C’est un pont cherchant à joindre les deux bouts de nos différences. Le « croiquisme » est un préliminaire qui relativise notre rapport à l’autre en le rendant équitable. Un raccourci, une formule de politesse qui voudrait dire : je pense ça, mais ça n'engage que moi !
Tout comme les préliminaires lors d’une relation sexuelle, le « croiquisme » peut transformer un moment fort pénible, en un instant délectable. Métamorphoser un acte bestial en volupté, un attentat en une conversation civilisée.


Mode d’emploi pour devenir un « croique conscient » (cc) :


Tout d’abord, être un « croique conscient » ou inconscient ne relève pas d’un ordre de grandeur, uniquement d’un état d’esprit. Être « croique conscient » ne confère aucun avantage et ne fait pas de nous quelqu’un de meilleur, mais rappelle que nous sommes unique par ce que nous croyons que... En conséquence, conscient ou inconscient, nous sommes avant tout des « croique ».

Pour devenir un « croique conscient », il suffit de le décider, d’écrire son « croique » sur une étiquette * et ensuite de la ranger quelque part. Pas besoin d’une tierce personne pour valider votre « croique ». Bien sûr, cela est facultatif, bien qu’il ne soit pas dénué de sens de poser cet acte.

On peut toujours ajouter une étiquette, afin d’affiner, de peaufiner, de changer complètement son « croique », mais il serait dommageable d’en retirer une car cela s’apparenterait à occulter notre passé. In fine, la dernière étiquette serait la seule à prendre en considération, puisque c’est la seule qui se trouve en harmonie avec la conviction qui nous habite encore.

L’ensemble de nos étiquettes ou notre étiquette sera représentatif de notre parcours spirituel.

Le fait de ranger son « croique » quelque part suggère la nécessité de mettre de côté, une fois qu’on y a répondu, les grandes questions sans réponses. Dans cet ordre d’idée, on pourra se concentrer vers le questionnement somme toute moins fondamental, mais tout aussi primordial pour le bien vivre ensemble.


* L’idée d’écrire son « croique » sur une étiquette est une recommandation symbolique. Cela suppose enlever un préjugé et écrire dessus ce qu’on a jugé. Concrètement une feuille, même virtuelle, fera parfaitement l’affaire.

Différence entre le concept du « croique » et la laïcité :


La laïcité, garante de la séparation de la raison étatique et des pouvoirs religieux, est là pour vérifier, en respectant la liberté de pensée, que chaque groupement religieux est bien à sa place et qu’il n’en sort pas. Ce qui est fort bien.

Le concept du « croique » ne s’occupe pas de la notion de groupe et reste seulement dans une sphère limitée à l’individu.

La laïcité et le « croiquisme » ont cependant un point commun. Ils sont tous les deux des préfixes d’une croyance ou d’une non croyance et pas une croyance ou une non croyance à part entière.

Explication du concept du « croiquisme » par un exemple littéraire :


Dans l’Iliade et l’Odyssée d’Homère, l’auteur décrit Hélène (la femme pour qui la guerre de Troie aura lieu) comme la plus belle égérie au monde. Elle n’est point grande ou petite, grosse ou mince, blonde ou brune ; elle est juste la plus belle femme au monde. Le lecteur se l’imagine à sa façon, selon sa représentation de la féminité parfaite. Cette plus belle femme au monde est donc différente pour chacun des lecteurs, mais pourtant, elle était unique pour l’auteur.

Il en va de même pour les questions spirituelles que l’on peut se poser. Dieu existe, dieu n’existe pas, la vie après la mort, le sens de notre vie ?

Dieu existe pour celui qui s’imagine qu’il existe et il n’existe pas pour celui qui s’imagine le contraire. Chacun a sa façon d’interpréter les éléments que l’on a à disposition. Même quand on adhère à un discours religieux en particulier, on ne fait jamais que de l’interpréter à notre façon, comment pourrait-il en être autrement. Il y a toujours des points communs qui nous relient, c’est la socialité des religions, mais il y a aussi toujours des sujets de dissensions, des petits points de détails qui marquent notre différence avec le discours initiale.

Vous trouverez un “questions réponses” sur http://croique.blogspot.com/ et je vous invite à poser d’autres questions dans l’espoir d’y trouver ensemble de nouvelles réponses. Le croiquisme ne m’appartient pas. C’est à moi, c’est à vous, c’est à nous d’en décider.

Expérience à réaliser pour que le concept devienne (ou pas) une théorie :

Prennez un prêtre, un imam, un rabbin, un gourou, un astrologue, un défenseur des siences occultes et son meilleur disciple. Demandez à l’homme qui prétend détenir la vérité et de la diffuser avec justesse de définir “dieu” ou son pendant en une phrase. Assurez-vous que son disciple partage totalement le point de vue de son maître à penser. Séparez les protagonistes et demandez-leur de définir en une phrase un mot clé de la définition de dieu. Choissisez un nouveau mot clé dans cette phrase et demandez leur de le définir en une phrase... Trois quatre définitions plus tard, on s’aperceverait qu’il y a une nuance manifeste entre ce que pense le gourou et ce que pense son disciple.  Nous pouvons donc supputer que la représentation de dieu ne peut être que personnelle, que si on appronfondi deux visions qui nous semblent similaires, elle finiront par se dissocier. On pourrait même envisager que deux personnes qui participent à la même manifestation pourrait se retrouver oppossé si l’on dévellopait la raison pour laquelle elles ont manifestés.

Conclusion :
Etre un « croique conscient », c’est se focaliser d’avantage sur le vivre ensemble en préservant nos convictions, plutôt que de fantasmer sur les avantages de nos affirmations... Que les représentants des diverses religions en prennent bonnes notes... Je croique je rêve...