mardi 7 février 2012

Mon dieu, mon dieu, mon dieu...




http://videos.arte.tv/fr/videos/les_gars_et_les_filles_4_6_-6361646.html
videos.arte.tv
Portrait d'une jeunesse catholique intégriste et nationaliste, qui doit grandir et faire ses choix.

dimanche 29 janvier 2012

L’athéisme, une religion pas comme les autres...




Ainsi donc Alain de Botton franchit le cap. En sortant son prochain livre « Religion for Atheists » (1), il suggère de muter l’athéisme en une copie pas exactement conforme des religions et de lui consacrer des temples... Cela va-t-il décrédibiliser l’athéisme ? Un piège à cons ? Si l’athéisme est considéré comme une religion, les extrémistes religieux devront-ils se résoudre à retourner leur veste en militant dorénavant pour le droit de critiquer les religions ?

Sacrilège, ineptie, Affligeant, contradictoire, stupide, du grand n’importe quoi...

Mais bon dieu de bon sang, les athées se justifient de ne pas être une religion justement en argumentant qu’il n’y a pas de dogme, de culte, de protocole dans l’athéisme !!! Dire que l’athéisme est une religion, c’est comme affirmer qu’un anti-clope pourrait être considéré comme un adorateur de la pipe... N’y voyez surtout pas un mauvais jeu de mots.

Well, well, well... Voilà qui redistribue les cartes... Voilà que maintenant, c’est un athée lui-même qui souhaite scier la branche sur laquelle il est assis.

J'ai toujours trouvé cette idée très mauvaise, voir très agaçante... Pourtant en y réfléchissant, je me dis que ce n'est pas à moi de définir comment l'athéisme des autres doit être... Si cela plaît à un athée de construire un temple, grand bien lui fasse... Tant qu'il ne m'oblige pas d'y aller pour vénérer le grand rien...

Par contre, la proposition d’Alain de Botton de dédier ces temples à l’amour, l’amitié, au calme ou autres pansements romantico zen me parait tout à fait saugrenue. Ces temples ne pourraient symboliser qu’une seule chose : la non-croyance.

Le concept d’Alain de Botton est de garder ce qu’il y a de bien dans les religions (si, si, cela existe, foi d’athée) et de rejeter ce qui est néfaste (là, les exemples sont légion).
Le “copisme” pourrait se produire sur au moins deux niveaux. L’aspect moral et les us et coutumes.

Il y a en effet une morale juive, chrétienne ou musulmane dont on peut s’inspirer. Par exemple, on pourrait dire qu’en tant qu’athée on adhère à ce passage dans la Bible :

Lv 19:10 – « Tu ne grappilleras pas ta vigne et tu ne ramasseras pas les fruits tombés dans ton verger. Tu les abandonneras au pauvre et à l'étranger. »

Et à celui-ci du Coran (si l’on fait fi du rapport à dieu) :

Sourate al-Ma'ida, verset 8 « Ô les croyants! Soyez stricts dans vos devoirs envers Allah et soyez des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l'équité: cela est plus proche de la piété. »

Mais qu’on ne tolère pas cet extrait de l’Ancien Testament :

1ère épître aux Corinthiens / 11:5-6 « Toute femme qui prie ou parle sous l'inspiration de Dieu sans voile sur la tête, commet une faute identique, comme si elle avait la tête rasée. Si donc une femme ne porte pas de voile, qu'elle se tonde; ou plutôt, qu'elle mette un voile puisque c'est une faute pour une femme d'avoir les cheveux tondus ou rasés. »

Si un croyant d’une de ces trois religions est pour le respect de l’étranger, la justice et pour l’égalité de sexe, il serait plus proche de l’athéisme que des monothéistes. De quoi engager la réflexion.

L’autre aspect copiable concernerait les rituels.

En participant à un baptême laïque en tant que parrain, je me suis rendu compte de l’importance qui peut être donnée à un engagement solennel aux yeux de tous. J’étais déjà parrain de cœur avant la cérémonie, mais après, ce n’est pas que mon sens des responsabilités que cela engendre qui a été décuplé, mais plutôt l’assentiment que ces responsabilités ont été officialisées. J’ai vécu cela comme un jour marqué d’une pierre blanche.

Les temples d’Alain de Botton pourraient accueillir à moindre frais dans un cadre sympathique et adéquat les réjouissances et les déchirures qui émaillent notre vie. Mariage, naissance, anniversaire, décès. Pourquoi un catholique peut bénéficier d’un décorum et d’un protocole respectant sa philosophie et ses croyances, tandis qu’un athée doit se contenter de structures qui respectent tout le monde, certes, mais qui ne portent pas de focus sur les convictions intimes de la personne. Pourquoi une vielle dame catholique peut rendre un hommage digne et marquer le coup en s’offrant le luxe minimum d’un adieu de circonstance pour le décès de son époux adoré quant une vielle dame athée doit se contenter d’un crématorium laïque et impersonnel ?

Fondamentalement, la question n’est pas de se demander si c’est une bonne ou une mauvaise idée. La question est de savoir si ceux qui trouvent que c’est une bonne idée vont s’organiser pour que cette utopie devienne réalité. Ceux qui sont contre ne sont qu’un facteur dont il faut néanmoins tenir compte.... Après tout, il y a bien des croyants non pratiquants...

En poussant le délire, en jouant au prophète, on pourrait imaginer de donner dans ces temples des cours d’athéisme pour instruire le croyant endoctriné qui le souhaite... J’entends déjà crier au prosélytisme athée... Mais que nenni. Il y a bien des cours de religions, non ? Pourquoi pas d’athéisme ! Cela provoquerait les croyants ? Est-ce que l’on va supprimer les cours de biologie parce qu’ils tiennent compte de la théorie de l’évolution et que cela va en contradiction avec le créationnisme ? Non, ben alors...

Personnellement, ce qui me dérange dans les religions, c’est leur affirmation naïve et désuète de l’existence de l’homme et surtout la soumission à laquelle il doit se résoudre envers son prétendu créateur… Je trouve désopilant et terriblement inhumain que la vie si unique et extraordinaire ne soit considérée que comme un passage insignifiant en attendant mieux dans le meilleur des cas... Si une religion revendiquait qu’il n’y a pas de soumissions, pas de quelconques obligations, pas de sexisme, pas d’autorité supérieure que la loi perfectible des hommes, que la vie est précieuse et unique, bref, s’il y avait une religion rationnelle et humaniste, je n’aurais rien à en redire...

Il y a bien des adorateurs du dieu spaghetti, nous voilà flanqué de la religion du copisme et maintenant, la religion la plus contradictoire de toutes : un athéisme non dogmatique mais doté d’un protocole non obligatoire. Une sorte de culte sans dévotion à l’expérimentation expliquée et reproduisible.

L'athéisme religieux est pourtant un non-sens. Mais je pense que le sens même du mot religion et son concept n'ont pas cessé d'évoluer depuis l'aube des temps, que cette évolution est loin d’être à son terme. Actuellement et techniquement, l’athéisme ne peut être une religion puisque la définition même du mot religion définie pour la première fois par Cicéron comme « le fait de s'occuper d'une nature supérieure que l'on appelle divine et de lui rendre un culte » (1) contredit au lieu d’accréditer ce que l’athéisme par nature veut défendre, une vie libérée du surnaturel. Alain de Botton pourrait donner une définition de cet acabit « Courant de pensée qui tente de répondre aux questions existentielles ». Le bin’s avec les définitions, c’est qu’il y en a parfois plusieurs pour un même mot, en voici quelques-unes concernant le mot religion (2-5)... Imaginez le nombre qu’il peut y en avoir pour “dieu” !

On dit que la vie est un éternel recommencement et c’est de l’histoire ou plus exactement de l’étymologie du mot religion que l’intersection entre religion et athéisme pourrait avoir lieu. Tertullien, Lactance voient son origine (ce n’est pas le cas de tout le monde, comment s’étonner que personne ne soit d’accord) dans "religare", c’est-à-dire relier… Relier, nous y sommes, non ? Un temple pour relier les non-croyants entre eux, des cérémonies pour relier les non-croyants entre eux, des cours d’athéisme pour relier les non-croyants entre eux…

Avec un ami de conviction, nous venons d’ouvrir une asbl sous le nom d’ « Athées Humanistes de Belgique » (7) dans le but de réunir le plus d’athées belges afin d’avoir un poids par le nombre dans les débats de société.  Nous sommes d’accord, mais pas identique, ce qui ne nous empêche pas de regarder dans la même direction. Lui trouve affligeant cette idée d’athéisme protocolaire. Il pense (et il n’a pas tort) que l’étymologie et la sémiologie sont fort importantes pour la communication. Que le terme religion et celui d’athéisme sont antinomiques. Il préfère nettement le néologisme que l'évolution de la définition afin d’éviter le risque d'abus de langage pour un même mot. Moi, je me dis que les mots comme les espèces vivantes ne peuvent s’empêcher d’évoluer, même quand on ne le souhaite pas... Lequel des deux est dans la continuité ? Y a-t-il un athéisme orthodoxe et un autre progressiste ? Le futur nous le dira parce que nous jouissons du droit d’en débattre.

Un peu de science-fiction : en Belgique, si l’athéisme devenait un culte cela équivaudrait à le subventionner. Des subsides qui sont proportionnels au pourcentage des « pratiquants ». Il serait amusant de les redistribuer chaque année à toutes personnes se déclarant officiellement non-croyantes. De quoi inverser les statistiques rapidement. Cela créerait la situation absurde que les croyants seraient taxés pour le bien-être des athées... Absurdité inversée aujourd’hui. Sur ce point, je plaiderais donc pour un état laïque plutôt que neutre et pour l’arrêt des subventions aux différents cultes... Mesure qui ne passera que le jour où les athées seront majoritaires... 

Pour clôturer, je pense que cette idée de temple n’est pas un signal d’alarme d’un athéisme décrédibilisé par son métissage, mais un signe que l’athéisme prolifère et que naturellement, il suit divers courants. Le jour où un athée tuera un autre athée parce que ce n’était pas un bon athée, il sera temps de remettre l’église au milieu du village… D’ici là, passons à l’action... Heu… Si quelqu’un a des tunes à perdre et qu’il connaît une cathédrale à vendre, j’ai une idée de réhabilitation...
JF Jacobs

Notes :
2 : Ref  Cicéron, De l'invention oratoire, II, 53 : « Religio est, quae superioris cuiusdam naturae, quam divinam vocant, curam caerimoniamque affert ». Pour un commentaire de cette définition, cf. Jean Grondin La Philosophie de la religion, Paris, PUF, coll. Que sais-je ?, 2009, p. 66-73 (ISBN 978-2-13-056860-2)
3 : Depuis le XVIe siècle, la religion a souvent été définie et contestée comme étant un ensemble de croyances et de pratiques pour un groupe ou une communauté. ref Cf. Articles « religion » dans les dictionnaires et encyclopédies d'autrefois sur le site ARTFL Project [archive], Université de Chicago - CNRS. (Dictionnaire de l'acédémie Française, 1695 ; encyclopédie de Diderot et d'Alembert, Dictionnaire de la langue française (Littré), 1872-1877 
4 : La religion peut être comprise comme une manière de vivre et une recherche de réponses aux questions les plus profondes de l’humanité, en ce sens elle se rapporte à la philosophie (ref Jean Grondin, La philosophie de la religion, Paris, PUF, coll. Que sais-je ? n° 3839, 2009. « Religion et sens de la vie »)
5 : La religion est l'ensemble des croyances, sentiments, dogmes et pratiques qui définissent les rapports de l'être humain avec le sacré ou la divinité. Une religion particulière est définie par les éléments spécifiques à une communauté de croyants : dogmes, livres sacrés, rites, cultes, sacrements, prescriptions en matière de morale, interdits, organisation, etc. La plupart des religions se sont développées à partir d'une révélation s'appuyant sur l'histoire exemplaire d'un peuple, d'un prophète ou d'un sage qui a enseigné un idéal de vie. (Définition de la religion sur un site athée. Ref http://atheisme.free.fr/Religion/Religion_definition.htm
6 : “Une religion est un système solidaire de croyances et de pratiques relatives à des choses sacrées, c’est-à-dire séparées, interdites, croyances et pratiques qui unissent en une même communauté morale, appelée Église, tous ceux qui y adhèrent.” – Durkheim, « Les Formes élémentaires de la vie religieuse », 1912.

jeudi 24 novembre 2011

De bonnes idées...

Quelle bonne idée... Mais, c'est la phase deux. La phase une étant de supprimer les subsides aux différents cultes !

De Christian Denivelle


En ces périodes d'austérité, de compressions budgétaires, j'ai une proposition a soumettre. J'appellerai cela un impot communautaire.

 Le principe, faire payer selon sa communauté religieuse les frais qui en découle en ce y compris les frais cachés comme par exemple l'entretien et la réparation des prisons, la nécessité d’utiliser des forces de l'ordre etc..

...

Donc, il reviendrait ainsi à la communauté catholique, israélite, protestante, musulmane, boudhiste, etc... De payer

 :

1-   les frais d'entretien et de restauration des lieux de culte (comme en France avec la loi 1905)


2-   Les frais de scolarité et de cantine suivant sa religion déclarée, ne sera plus toléré la préparation de nourriture halal dans tout établissement scolaire n'étant pas de foi musulmane, ne sera toléré non plus les repas casher que dans les établissements de foi israélites. Le personnel enseignant sera payé par la communauté en question et devra cependant transmettre a approbation au ministère de l'éducation l'ensemble des cours dispensé dans la traduction de la langue officielle de la région de l'établissement. Les Contrôleurs assermentés par le ministère ainsi que les traducteurs assermentés qui les accompagnent seront payés par des même communautés.


3-   Les frais d'établissements judiciaires seront payés par les communautés en proportion aux nombres de détenus. Les frais d'entretiens et de réparations seront à leurs charges, ainsi que les frais de cantine, de gardiennage etc...


4-   Les frais des magistrats, assermentés par le pouvoir législatif belge, seront répartis selon la proportionnalité des procédures judiciaires selon la communauté du délinquant et du criminel. Il en est de même pour la police judiciaire, le parquet et les avocats pro deo. Les magistrats devront rendre des comptes au peuple et a leurs représentants à chaque élection législative afin de rétablir la responsabilité d'un jugement ou d'une libération conditionnelle.


5-   Tout lieu d'enseignement qui ferait une demande communautaire en acceptera de payer les frais.

mercredi 16 novembre 2011

mardi 8 novembre 2011

C'est celui qui dit qui hait...

Je souhaite que les croyants par respect envers mon athéisme cessent de dire que dieu existe... 

C'est stupide ? 

Ok... 

Et pour l'inverse ? 

mercredi 19 octobre 2011

lundi 17 octobre 2011

Le Coran a été écrit par un rabbin

Point de vue intéressant que je trouve pertinent...

http://blog.sami-aldeeb.com/2011/10/02/video-sami-aldeeb-traduction-du-coran-par-ordre-chronologique/

Je vous invite également à visiter ce site très bien documenté :

http://blog.sami-aldeeb.com/ 

Le testament de Jean Meslier

Pour ceux que cela intéresse... 


Le testament de l'abbé Jean Meslier (1664-1729) qui peut être considéré comme le père de l'athéisme est disponible en téléchargement gratuit : 


http://classiques.uqac.ca/collection_documents/meslier_jean/testament/testament.html

lundi 5 septembre 2011

Croiquisme


Avez-vous déjà entendu parler du croiquisme ?

Ça ne mange pas de pain et ça ne coûte rien. Pourtant, cela fait du bien... C’est un peu comme reculer pour mieux sauter... Prendre de la distance vis à vis de soi-même afin d’entrer dans le champs de vision de l’autre et inversement. Le « croiquisme » est une secte qui fait de son gourou, son seul adepte. Le « croiquisme » est individuel et indivisible sans être figé dans le temps. Il ne concerne qu’un seul individu. Le « croiquisme », pour vous, c’est Vous, pour moi, c’est Moi et personne d’autre... Le « croiquisme » ne prend pas de majuscule parce que nous sommes minuscules.

Concept du CROIQUE :

Le néologisme « croique » est évidemment l'acronyme des mots « croire » et « que ». Le fait de rassembler les deux mots en un seul permet de redéfinir le mot unique.

Se savoir « croique », c’est comprendre que chacun l’est !

Le « croiquisme » est à l’humanité, ce que le Credo est aux Chrétiens.

Le « croique » est un adjectif INVARIABLE à placer devant ses convictions spirituelles, fussent-elles surnaturelles ou matérialistes. Un « croique » peut tout aussi bien être musulman, catholique, juif, bouddhiste, panthéiste, déiste, hindouiste, athée, agnostique, créationniste, rationaliste, animiste... Religieux ou… Supporteur d'un club de foot, adorateur du body building, scientifique de renom, baratineur de pacotille, chauffeur de bus, sans papier ni domicile, riche ou imbécile... Victime, coupable et juge... Etre « croique » n’est pas un jugement de valeur, uniquement un état d’esprit inhérent à notre condition d’humain.

Il n'y a pas un dieu pour tous dans le concept du « croique », ni de dieu pour personne. Ce n’est pas une révélation. Chacun a son point de vue strict et personnel.

Nos certitudes sont le fruit d’un long cheminement conscient et inconscient, ce qui nous permet d’avoir une opinion. Opinion qui peut encore évoluer au bénéfice du futur, suivant une information qui ne nous est pas encore parvenue. Qui peut prétendre, sans jamais se tromper, de quoi sera fait demain ?

Le « croique » n’affirme pas que tout le monde peut changer d’avis, mais que tout le monde en a un et que personne qui vit aujourd’hui ne peut se targuer d’avoir l’expérience du mois, de l’année, de l’éternité ou pas ; qui arrive. Tout au plus, certains « croique » prétendent qu’ils peuvent le savoir.

Au lieu d’attiser le feu nos différences, il nous est loisible de s’y réchauffer autour de ce qui nous ressemble le plus, c’est à dire, notre « croiquisme ». Chacun de nous, peu importe le lieu de notre naissance, notre parcours, notre expérience, chacun de nous croyons que...

Les trois petits points de suspension n'étant que la suite de nos différences subtiles et personnelles. Différences précieuses qui cultivent le savoir universel.

Définition du « croiquisme » :


Ils ont cru, on croit, ils vont croire. Ils en étaient certains, nous le sommes et ils le seront.

Le concept du « croique » est un des dénominateurs commun entre tous les humains de tout âge.

Le concept du « croique » n’est pas une religion, mais un préliminaire souvent nécessaire aux questions spirituelles. Être un « croique conscient », c’est avoir des certitudes, mais concevoir qu’elles appartiennent au présent, que nul ne peut dire de quoi sera fait demain, que notre avis n’est que notre avis, qu’ils n’est jamais celui d’un autre, même s’il est fort semblable.

Le « croiquisme » est un trait d’union souhaitable afin que toutes relations et échanges sur les questions spirituelles s’orientent vers la construction plutôt que la destruction. C’est un pont cherchant à joindre les deux bouts de nos différences. Le « croiquisme » est un préliminaire qui relativise notre rapport à l’autre en le rendant équitable. Un raccourci, une formule de politesse qui voudrait dire : je pense ça, mais ça n'engage que moi !
Tout comme les préliminaires lors d’une relation sexuelle, le « croiquisme » peut transformer un moment fort pénible, en un instant délectable. Métamorphoser un acte bestial en volupté, un attentat en une conversation civilisée.


Mode d’emploi pour devenir un « croique conscient » (cc) :


Tout d’abord, être un « croique conscient » ou inconscient ne relève pas d’un ordre de grandeur, uniquement d’un état d’esprit. Être « croique conscient » ne confère aucun avantage et ne fait pas de nous quelqu’un de meilleur, mais rappelle que nous sommes unique par ce que nous croyons que... En conséquence, conscient ou inconscient, nous sommes avant tout des « croique ».

Pour devenir un « croique conscient », il suffit de le décider, d’écrire son « croique » sur une étiquette * et ensuite de la ranger quelque part. Pas besoin d’une tierce personne pour valider votre « croique ». Bien sûr, cela est facultatif, bien qu’il ne soit pas dénué de sens de poser cet acte.

On peut toujours ajouter une étiquette, afin d’affiner, de peaufiner, de changer complètement son « croique », mais il serait dommageable d’en retirer une car cela s’apparenterait à occulter notre passé. In fine, la dernière étiquette serait la seule à prendre en considération, puisque c’est la seule qui se trouve en harmonie avec la conviction qui nous habite encore.

L’ensemble de nos étiquettes ou notre étiquette sera représentatif de notre parcours spirituel.

Le fait de ranger son « croique » quelque part suggère la nécessité de mettre de côté, une fois qu’on y a répondu, les grandes questions sans réponses. Dans cet ordre d’idée, on pourra se concentrer vers le questionnement somme toute moins fondamental, mais tout aussi primordial pour le bien vivre ensemble.


* L’idée d’écrire son « croique » sur une étiquette est une recommandation symbolique. Cela suppose enlever un préjugé et écrire dessus ce qu’on a jugé. Concrètement une feuille, même virtuelle, fera parfaitement l’affaire.

Différence entre le concept du « croique » et la laïcité :


La laïcité, garante de la séparation de la raison étatique et des pouvoirs religieux, est là pour vérifier, en respectant la liberté de pensée, que chaque groupement religieux est bien à sa place et qu’il n’en sort pas. Ce qui est fort bien.

Le concept du « croique » ne s’occupe pas de la notion de groupe et reste seulement dans une sphère limitée à l’individu.

La laïcité et le « croiquisme » ont cependant un point commun. Ils sont tous les deux des préfixes d’une croyance ou d’une non croyance et pas une croyance ou une non croyance à part entière.

Explication du concept du « croiquisme » par un exemple littéraire :


Dans l’Iliade et l’Odyssée d’Homère, l’auteur décrit Hélène (la femme pour qui la guerre de Troie aura lieu) comme la plus belle égérie au monde. Elle n’est point grande ou petite, grosse ou mince, blonde ou brune ; elle est juste la plus belle femme au monde. Le lecteur se l’imagine à sa façon, selon sa représentation de la féminité parfaite. Cette plus belle femme au monde est donc différente pour chacun des lecteurs, mais pourtant, elle était unique pour l’auteur.

Il en va de même pour les questions spirituelles que l’on peut se poser. Dieu existe, dieu n’existe pas, la vie après la mort, le sens de notre vie ?

Dieu existe pour celui qui s’imagine qu’il existe et il n’existe pas pour celui qui s’imagine le contraire. Chacun a sa façon d’interpréter les éléments que l’on a à disposition. Même quand on adhère à un discours religieux en particulier, on ne fait jamais que de l’interpréter à notre façon, comment pourrait-il en être autrement. Il y a toujours des points communs qui nous relient, c’est la socialité des religions, mais il y a aussi toujours des sujets de dissensions, des petits points de détails qui marquent notre différence avec le discours initiale.

Vous trouverez un “questions réponses” sur http://croique.blogspot.com/ et je vous invite à poser d’autres questions dans l’espoir d’y trouver ensemble de nouvelles réponses. Le croiquisme ne m’appartient pas. C’est à moi, c’est à vous, c’est à nous d’en décider.

Expérience à réaliser pour que le concept devienne (ou pas) une théorie :

Prennez un prêtre, un imam, un rabbin, un gourou, un astrologue, un défenseur des siences occultes et son meilleur disciple. Demandez à l’homme qui prétend détenir la vérité et de la diffuser avec justesse de définir “dieu” ou son pendant en une phrase. Assurez-vous que son disciple partage totalement le point de vue de son maître à penser. Séparez les protagonistes et demandez-leur de définir en une phrase un mot clé de la définition de dieu. Choissisez un nouveau mot clé dans cette phrase et demandez leur de le définir en une phrase... Trois quatre définitions plus tard, on s’aperceverait qu’il y a une nuance manifeste entre ce que pense le gourou et ce que pense son disciple.  Nous pouvons donc supputer que la représentation de dieu ne peut être que personnelle, que si on appronfondi deux visions qui nous semblent similaires, elle finiront par se dissocier. On pourrait même envisager que deux personnes qui participent à la même manifestation pourrait se retrouver oppossé si l’on dévellopait la raison pour laquelle elles ont manifestés.

Conclusion :
Etre un « croique conscient », c’est se focaliser d’avantage sur le vivre ensemble en préservant nos convictions, plutôt que de fantasmer sur les avantages de nos affirmations... Que les représentants des diverses religions en prennent bonnes notes... Je croique je rêve...

mardi 30 août 2011

Lettre ouverte aux musulmans créationnistes et aux producteurs du film “The Signs”




Depuis quelques jours, je reçois plusieurs mails anonymes me proposant de regarder un film “The Signs”. Un film de propagande créationniste. Pour visionner le film, voici le lien : http://www.thesigns.fr/
Si je reçois ces mails, c’est tout simplement parce que j’ai mis en ligne un site intitulé “Dieu n’existe pas”.  Lassé de répondre personnellement à ces messages, je profite de l’opportunité que nous offre" Blogger" pour publier ma réponse.  La voici :

Bonjour,
J'ai regardé ce film... Affligeants. C’est ce qu’on appelle deux heures de perdues. Le « dessin intelligent », mais comment pouvez-vous vous faire avoir avec ça ?!? Cette récupération du créationnisme évangélique par certains croyants musulmans est vraiment du racolage... De tout temps, il y a eu des prédicateurs qui détournaient les découvertes scientifiques pour leur propre chapelle et quand les découvertes allaient à l’encontre des religions, leurs auteurs étaient bien souvent mis au banc des accusés, des blasphémateurs, des suppôts de Satan... Souvenez-vous de Galilée qui remettait en cause le géocentrisme...
Mon dieu mon dieu mon dieu.... La théorie du complot athée... La bonne blague... Quand ce ne sont pas les juifs, ni les franc maçons, c’est au tour des athées d’endosser le costume du vilain comploteur... Franchement là, il faut vous réveiller !!! Je suis un athée engagé et depuis trois ans je cherche des moyens financiers pour monter un grand spectacle sur les religions d’un point de vue athée (http://issuu.com/dnep/docs/pr_sentation___dieu) et impossible de trouver les fonds nécessaire !!! Personne au gouvernement ne veut mettre un franc de subside pour un tel spectacle et aucun média n’a souhaité en parler... Alors la théorie des athées tout puissant qui dominent le monde, vous pouvez vous la foutre au c… Pour info, rendez-vous dans une librairie et faites le compte des livres pro-croyants et anti-croyants. Pour un livre anti, vous trouverez dix bouquins pro. Un autre exemple plus précis ? La BD “non de dieux” est introuvable en vitrine et difficile à trouver en rayon. Pourquoi ? Parce que les libraires et bouquinistes ont peur de représailles ou de donner l’impression de provoquer les croyants... 
Au fait, ce n’est pas par censure que ces vidéos bidons sont supprimées des « You Tube » and co... C’est tout simplement parce qu’elles sont diffamatoires, enfreignent le droit d’auteur et que des propos de scientifiques sont détournés à des fins de manipulation intellectuelle... En gros, un mec vous dit que vous êtes endoctriné, alors que c’est exactement ce qu’il essaie de faire avec vous (manifestement, cela a bien fonctionné)... Bien entendu, vous n’allez pas me croire, mais je vous assure que c’est un film de propagande.  Pour ne prendre qu’un exemple : le réalisateur du film fait passer Dawkins pour un idiot qui reste bouche bée devant les arguments tonitruants des défenseurs du dessin intelligent. Pourtant, si vous prenez la peine de lire “Pour en finir avec dieu”, vous pourrez constater qu’il démonte point par point chaque argument fallacieux des créationnistes. Allez-vous lire ce livre ? J’ai bien peur que non... Mais j’espère que oui. Je vous comprends, il est plus facile de garder ses convictions sans se casser la tête plutôt que d’assumer le fait que l’on n’est qu’un pion manipulé par des imposteurs. Vous savez, si demain je disais à mes amis que je suis dorénavant catholique ou musulman, je ne pense pas que j’en perdrais un seul. Par contre, pour un croyant déclarer qu’il ne l’est plus et c’est l’excommuniassions qui conduit peut-être à la solitude, au désarroi. Ne plus croire, c’est aussi perdre des amis et des repères.
Dans le film, les intervenants expliquent qu’il faut inévitablement une cause divine (pour avoir l’homme sur terre), mais que cette cause (dieu) ne doit pas forcement en avoir une (d’où vient dieu ?) parce que sinon on n’en fini pas… Je trouve l’argument plus que limite, mais il serait même pertinent qu’il ne prouverait pas la véracité du dieu des juifs, musulmans, catholiques ou de leurs nombreuses sous sectes. Bon, perso, appeler ce début « dieu » ou « big bang »,  je m’en contre fous. Chacun son vocabulaire… De là à imaginer que c’est le même dieu ou big bang qui parlait par la bouche de l’ange Gabriel à Mohamed, je me dis que c’est du délire total... Si pour vous le mot dieu vous renvoi à Allah, pour de nombreux scientifiques (la grande majorité des plus grands), ce même mot signifie tout autre chose. Pour beaucoup cette « chose » n’a aucune interférence avec nous, ni même conscience de notre présence et puis il y en a d’autres qui l’interprètent encore autrement parce qu’ils sont déistes, panthéistes, voir rationalistes modernes, sans oublier les agnostiques et les ignostiques comme moi-même.
L’effet papillon, la théorie du chaos. Un battement d’aile de libellule peut produire une tempête tropicale de l’autre côté de la terre. Je n’affirme pas qu’il n’y a pas eu un début, mais simplement que si début il y a, ce n’est certainement pas celui que vous imaginez et dont vous rêvez. La vie est cruelle et injuste pour beaucoup, non ? Sous quelque prétexte la mort devrait être exceptionnellement réjouissante si on fait bien ce que monsieur le curé ou l’imam nous raconte ?.... Avez-vous déjà remarqué que ce que l’on nous vend comme paradis, c’est un endroit où tous les interdits d’ici seraient possible là-bas... Tout ce qui serait impossible ici (par exemple ne plus mourir ou revoir nos proches que l’on a aimés) devient possible là-bas... Bingo, le gros lot ! Méfiez-vous des publicités trop alléchantes, elles sont souvent mensongères...
Au sujet de la science moderne qui selon le reportage est la preuve de l’existence de dieu, mais vu que la majorité de ses salauds de scientifiques étouffent l’affaire personnes ne le sait (sauf les producteurs du film, ouf, on a failli perdre ce grand savoir) ; demandez-vous combien de prix Nobel sur les dix dernières années croient en un dieu monothéiste et vous aurez une idée de ce que pensent les grands scientifiques de vos histoires à dormir debout...
Question : en quoi prouver que les athées ont tort accréditerait plus la thèse musulmane que la catholique, bouddhiste, zoroastique, pastafarienne, Zeus, apollon, Chiva et les milliers de dieux qui ont accompagnés l’humanité ? ....
Point du vue montage du film, la musique de fond tape bien dans le pathos et les images qui correspondent à chaque mot ou cliché sont vraiment plus que suggestives... Un bon film de propagande, ni plus, ni moins... 
Le passage sur Darwin est plus que pathétique.  Si les chiffres vous impressionnent, regardez cette vidéo et vous constaterez que la probabilité va et de loin au darwinisme...
http://www.youtube.com/watch?v=aG0y76PPReY
Bien à vous,

JF Jacobs

vendredi 19 août 2011

Qui veut la paix en Israël ? Pas les religieux !



J’avais deux amis. Un musulman et un juif. Je les ai écoutés me parler d’Israël et de la Palestine. Ensuite, j’ai répété les propos qui me semblaient pertinents de la part du juif au musulman et vice versa. J’ai perdu deux amis. Pas trop grave vu que c’était sur facebook.

Cela fait longtemps que je voulais écrire un billet sur la politique israélienne ou plutôt sur l’influence néfaste de la religion dans ce conflit sans fin...

Attention sujet brulant ! Faut pas dire de connerie… Risque de lynchage… Vaudrait mieux ne rien dire du tout… C’est un peu comme dieu, cela nous dépasse.

Parler du problème israélo-palestinien, c’est un peu comme jouer au ping-pong contre le mur des lamentations... Rien à gagner...

Ecrire un billet... Encore un. Un de plus qui ne nous apprend rien de nouveau, qui ne fera changer personne d’avis. Sur le sujet, les points de vues sont de toute façon “arrêtés”, “cadenassés”.

A la poubelle l’article. Moi, au lieu de la ramener, je ferais mieux de poser un acte : embarquer sur la flottille. En route pour Gaza.  Je vous passe les démarches.  “Belgium to gaza” me propose une place, mais pas sur le bateau qu’il partage avec le Canada. Non, mon destroyer peace and love sera turque ou ne sera pas. Oui, c’est bien sûr un bateau turque qu’il y a eu neuf morts lors de la première “Flottille” ! Vu que je ne compte pas m’attaquer en justice pour diffamation, on peut le dire... Je n’ai pas eu les couilles d’y aller... L’actualité nous démontra par la suite, que vu la paranoïa ambiante, je ne serais de toute façon pas allé très loin...

On a pu lire beaucoup d’articles d’intellectuels qui tentent de décrédibiliser cette “Flottille”. 


Hitchens s’interroge ou plutôt interroge les « activistes » (comme il les appelle cyniquement) sur le Hamas… Uniquement sur le Hamas… Bien sûr, on pourrait dire que le Hamas… Et puis merde… Bien que je le pense, je n’ai pas envie de l’écrire, parce que j’ai cette insidieuse sensation que je suis obligé de m’affranchir… Moi qui voulais embarquer pour dénoncer la politique de colonisation qui dure depuis 40 ans, uniquement pour ça ! Regardez une carte, c’est pourtant clair ! Il n’y a manifestement pas lieu d’en causer. Un vielle histoire qui n’intéresse plus personne. Le problème est ailleurs, alors on cherche autre part.  Personnellement, si un connard venait me dire que la maison que je paye tous les mois lui appartient parce que c’est la volonté de dieu, je serais tenté de lui donner ma version de la multiplication des pains… Dans la gueule. Mais chuuut !  C’est le Hamas le sujet et évidemment, dans l ‘écho, c’est la dénonciation de ces horribles musulmans extrémistes que l’on entend. Je suis bien conscient que les dirigeants du Hamas souhaitent l’éradication d’Israël, que c’est inacceptable, mais les dirigeants israéliens ne souhaitent-ils pas la disparition du Hamas ? Bien que le Hamas a été élu démocratiquement, sous     l‘égide de l ‘ONU, le gouvernement israélien n’accepte même pas de « reconnaître » son adversaire. Peut-on signer un accord de paix sans interlocuteur ? 

Au fait, Israël souhaite-t-il la paix ?

Et bien si l’on se pose la question à la façon d’un juif orthodoxe (pour un juif, quand on veut dire que c’est un intégriste, on dit un orthodoxe, cela passe mieux) la réponse est clairement, non ! Ce n’est pas moi que le dis, mais la thora, par la bouche de Rrav Ron CHAYA. On y reviendra.

De leur temps, suivant la légende, Moïse, Jésus et Mohamed ont déclaré que la fin des temps était proche. A travers les époques, beaucoup d’autres ont tenté leur chance à la roulette de l’apocalypse… Sans grand résultat, nous sommes là pour nous en apercevoir. Qu’en est-il aujourd’hui ? Non… Et ben si ! Avec le franc maçon tireur fou en Norvège, le séisme nucléaire au Japon, les révolutions arabes, les indignés, la crise bancaire, les catastrophes au Brésil, en Haïti, avec les oiseaux qui se ramassent à la pelle et les poissons qui font bronzette à la surface de l’eau, ils sont nombreux à se pourlécher de tout ce désordre qui est de toute évidence, le signe de la venue du Messie…

C’est reparti pour un tour et c’est à celui qui va attraper la floche des nouveaux temps messianiques… Il y en a un sur le carrousel qui est certain de se la choper. Rrav Ron CHAYA a organisé et participé à environ 120 séminaires dans le monde entier, permettant à des milliers de jeunes et moins jeunes d’accéder aux profondeurs merveilleuses de la Thora grâce à une optique scientifique et rationnelle (dixit son site http://www.leava.fr/).

En suivant ses cours (via le net), je me suis aperçu (il serait difficile de faire autrement, l’autre solution étant d’y croire) que la situation actuelle d’Israël était … Très enviable… Voir souhaitée depuis longtemps !

Comment oser écrire une connerie aussi énorme. Je cherche les procès, à créer le buzz ? On reste calme, je ne me réfère qu’à la thora et plus précisément à ses prophéties.

Pourquoi un juif non relativiste ne veut-il pas de la paix ? Parce que c’est du chaos, de la fin du monde, de l’apocalypse que viendra leur Machiah (messie). En terre sainte, plus proche ils sont d’une guerre totale et plus cela aura le reflet de la fin du monde… Mister Rrav Ron CHAYA et ses disciples voudraient pouvoir s’y mirer… Il n’y a pas de fiel dans ma bouche, d’ailleurs, je vais la fermer et lui laisser la parole :

Rrav Ron CHAYA aux sujets des prophéties, du futur d’Israël et puisqu’il ne faut pas mêler politique à la religion, sur les relations d’Israël avec l’Iran.

« … depuis environ un siècle, il y a un changement… Mais après 2000 mille ans, ont voit un retour en Israël… Alors il cite le Deutéronome : l'Éternel, ton Dieu, te prenant en pitié, mettra un terme à ton exil, et il te rassemblera du sein des peuples parmi lesquels il t'aura dispersé. Tes proscrits, fussent-ils à l'extrémité des cieux, l'Éternel, ton Dieu, te rappellerait de là, et là même il irait te reprendre.
Et il te ramènera, l'Éternel, ton Dieu, dans le pays qu'auront possédés tes pères, et tu le posséderas à ton tour; et il te rendra florissant et nombreux, plus que tes pères.

Selon lui, ces terres ont toujours été arides et aujourd’hui Israël vend ses fruits partout dans le monde… Miracle… La preuve ? il n’y a pas dans le talmud de signe plus clair de la fin des temps (http://www.leava.fr/cours-torah-judaisme/pensee-juive/506_ahmadinejad-quand-comment-pourquoi.php à 7 min 10

L’argument choc de la fin du monde, c’est qu’Israël vend des fruits !


Bon d’accord, on y croit. Il n’y a plus de doute, la fin du monde est proche. Mais pourquoi dans la douleur, la guerre, l’effroi ?

Rrav Ron CHAYA a réponse à tout et se laisse aller à la métaphore poétique :

« Le plus dur, c’est juste avant la fin (récupération au passage des martyres de la Shoa). Comme la nuit qui est la plus obscure juste avant l’aube, comme la femme enceinte qui souffre à l’accouchement et pas à la fécondation… Comme le peuple élu d’Israël qui doit accouché dans la douleur de son messie… Et de citer Isai : tous les peuples de la terre sont en querelle… N’ayez pas peur, le temps de la rédemption est arrivé. » 

Ensuite, l’interprète en prophétie devient à son tour prophète :
« Il est impossible qu’Israël n’attaque pas l’Iran »

Y a pas à dire, on est dans la merde…
Et il y en a qui aime ça…

Extrémistes à barbes aux ceintures explosives, blondinet armé jusqu’aux dents ou baratineur à peyotes, je vous le dis, votre pire ennemi, c’est vous.

L’homme : animal égocentrique incapable de trouver un compromis...

mardi 9 août 2011

Cathéchisme

Ci-dessous, un bien joli texte spontané  Bruno Jalabert : 




Quand j'avais huit ans, j'avais peur des gens. Ma maman me disait de ne pas me cacher mais moi je ne pouvais pas. J'avais peur. A chaque fois. Dès que la porte sonnait, je courrais me cacher derrière l'armoire de ma chambre. Ou dès fois quand j'avais très très peur dans le grand placard de la chambre de mes parents. Et j'attendais. Dans le noir je récitais toutes les prières que j'avais apprises au catéchisme. Enfin surtout celle que je connaissais le mieux. Notre père qui êtes aux cieux. Notre père qui êtes aux cieux faites que votre volonté soit faite. Je fermais les yeux et je serrais les poings et je récitais fort dans ma tête le notre père qui êtes aux cieux jusqu'à ce que sa volonté soit faite. Quand je n'entendais plus ma maman m'appeler pour que je vienne dire bonjour je savais que sa volonté avait été faite. Et je disais merci mon dieu. Et je faisais encore une prière. Parce que au catéchisme tout ce que j'aimais c'était les prières qu'on disait au début, au milieu et puis à la fin. J'aimais pas quand on discutait sur nous et qu'il fallait faire le jeu de la vérité, des trucs qu'on avait fait dans la semaine et toujours dire ce qui était bien et ce qui était mal. Et j'avais peur que dieu là-haut , et le curé ou la dame qui faisait le curé y voit quand je disais pas la vérité. Le pire c'était quand c'était ma maman qui faisait le curé. Le jeudi quand on avait pas classe, à la maison, avec tous les copains et les copines. Dans la salle à manger, elle avait mis une nappe blanche et il fallait faire le jeu de la vérité avec Laurent, Philippe, Claire, Nathalie, Vincent, André. ça c'était le pire. Parce que ma maman elle savait bien comment elle était la vérité mais elle faisait exprès de tout le temps m'interroger parce qu' elle voulait  que je sois un modèle pour les autres.






Pour retrouver d'autres textes de Bruno Jalabert, je vous invite à découvrir son blog : http://brunojalabert.over-blog.com/

jeudi 4 août 2011

Le vilain raciste



C'est l'histoire d'un entraîneur de foot. Lors d’une joute internationale contre un club anglais, il demande à l’arbitre qui siffle tout en faveur des anglais s’il n’a pas des origines anglaises. 


Le parquet fédéral requiert seps journées de suspension pour... propos raciste. 


Est-ce une injure de dire à quelqu’un qu’il est anglais ? 


Remplacer le mot "anglais" par le mot "juif" et cette fiction absurde fini dans la masse média...


Voir l'article : http://www.rtbf.be/sport/football/belgique/jupilerproleague/detail_mathijssen-je-ne-suis-pas-raciste?id=6545443

samedi 23 juillet 2011

Le point commun entre les fondamentalistes, ce sont les morts



Et on va encore entendre :




" Ce n'est pas la religion qui est néfaste, mais c'est ce qu'en font les hommes..." 




Bull shit ! 




Mais bon dieu de bon sang, c'est l'homme qui a créé la religion, pas l'inverse !!!! 




Des morts, en veux-tu en voilà : 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/europe/attentats-d-oslo-un-fondamentaliste-chretien-auteur-du-carnage-23-07-2011-1378803.php